CONSPIRATION DE GEORGES.
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avait débarqué dans les mois d’août à la côte de Biville avec Jai »- i8M.Georges lui-méme, qu’ils étaient venus à travers les bois, degite en gîte, jusqu’à Paris, dans le but de tuer le Premier Con-sul, en essayant une attaque de vive force sur son escorte. Ilindiqua quelques-uns des lieux où logeaient les chouans auxordres de Georges, et particulièrement plusieurs marchandsde vins.
Cette déclaration fut un trait de lumière. La présence deGeorges à Paris était significative au plus haut point. Ce n’é-tait pas pour une tentative sans importance qu’un tel person-nage avait pu séjourner six mois dans la capitale même, avecune bande de sicaires. On connaissait le point du débarque-ment à la falaise de Biville, l’existence d’une route d’étapes àtravers les bois, et quelques-uns des logements obscurs oùse cachaient les conjurés. Un hasard des plus singuliers avaitrévélé un nom, qui mit sur la trace des circonstances les plusgraves. A une époque antérieure, des chouans, débarquant àla même falaise de Biville, avaient échangé des coups de fusilavec les gendarmes, et le nom de Troche s’était trouvé surun fragment de papier, qui avait servi de bourre. Ce Trocheétait horloger à Eu. Il avait un fils fort jeune, et employé jus-tement à la correspondance. On le fit secrètement arrêter, etconduire à Paris. On l’interrogea; il avoua tout ce qu’il savait.
11 déclara que c’était lui qui allait recevoir les conjurés à la fa-laise de Biville, et qui les conduisait aux premières stations.
Il raconta les trois débarquements dont on a vu l’histoire,celui de Georges en août, ceux de décembre et de janvier, oùse trouvaient Pichegru, MM. de Rivière et de Polignac. Mais ilne connaissait pas le nom et la qualité des personnages aux-quels il avait servi de guide. Seulement il savait que, dans lespremiers jours de février, un quatrième débarquement devaitavoir lieu à la falaise. Il était même chargé de recevoir lesnouveaux débarqués.
Sur-le-champ, dans ces premiers jours de février, on se
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