CONSPIRATION DE GEORGES.
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leurs biens autant qu’il l’avait pu; et cela malgré l’avis et Fév -1804.contre le gré de ses plus fidèles partisans. Pour rappeler lesprêtres, il avait bravé les préjugés les plus enracinés du payset du siècle ; pour rappeler les émigrés, il avait bravé lesalarmes de la classe la plus ombrageuse, celle des acquéreursde biens nationaux. Enfin il avait investi quelques-uns de cesroyalistes des fonctions les plus importantes; il commençaitmême à les placer auprès de sa personne. Quand on com-pare, en effet, l’état dans lequel il les avait trouvés au sortirdu régime de la Convention et du Directoire, et celui où il lesavait mis, 011 ne peut s’empêcher de reconnaître que jamaison ne fit plus pour un parti, que jamais on ne fut protecteurplus généreux, dans des vues de justice plus élevées, et quejamais une aussi noire ingratitude 11e paya une aussi nobleconduite. Le Premier Consul était allé pour les royalistes jus-qu’à risquer sa popularité, et, ce qui est pis, la confiance detous les hommes sincèrement et honnêtement attachés à laRévolution; car il avait laissé dire et croire qu’il songeait àrétablir les Bourbons. Pour prix de ces efforts et de ces bien-faits, les royalistes avaient voulu le faire sauter au moyend’un baril de poudre en 1800 ; et ils voulaient aujourd’huil’égorger sur une grande route; et c’étaient eux qui l’accu-saient, dans leurs salons, d’inventer les complots, qu’ilsavaient ourdis eux-mêmes.
C’est là le sentiment qui remplit promptement son âme Les conjures
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ardente, et qui produisit chez lui une réaction soudaine contre ) ,<IU !' déclarerle parti coupable de telles ingratitudes. Aussi sa vengeance ‘^‘Va'r'is 1 *ne cherchait-elle plus les républicains dans cette occasion :sans doute il 11’était pas fâché de voir Moreau réduit à rece-voir l’accablant bienfait de sa clémence; mais il voulait fairetomber sur les royalistes tout le poids de sa colère, et il étaitrésolu, comme il le disait, à ne leur accorder aucun quartier.
Les révélations qui suivirent ajoutèrent encore à ce sentiment,et le convertirent en une sorte de passion.