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[Vol. 2.]
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CONSPIRATION DE GEORGES.

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Le résultat de l’expédition aurait dû éclairer le Premier Mars isw.Consul et ses conseillers sur la témérité des conjecturesqu’on avait formées. L’erreur surtout commise au sujet dugénéral Dumouriez était fort significative. Voici les idées quis’emparèrent malheureusement du Premier Consul, et de ceuxqui pensèrent comme lui en cette circonstance. On tenait l’undo ces princes de Bourbon, auxquels il en coûtait si peu d’or-donner des complots, et qui rencontraient des imprudents etdes fous toujours prompts à se compromettre à leur suite. Il (lu °P i "‘"" aiten fallait faire un exemple terrible, ou s’exposer à provoquer ! Jj“un rire de mépris de la part des royalistes, en relâchant le <, s" ) *r!?ti™."prince après l’avoir enlevé. Ils ne manqueraient pas de direqu’après s’élre rendu coupable d’une étourderie en l’envoyantprendre à Ettenheim, on avait eu peur de l’opinion publique,peur de l’Europe ; qu’en un mot, on avait eu la volonté ducrime, mais qu’on n’en avait pas eu le courage. Au lieu de lesfaire rire, il valait mieux les faire trembler. Ce prince, aprèstout, était à Ettenheim, si près de la frontière, dans descirconstances pareilles, pour quelque motif apparemment.

Était-il possible qu’averti comme il l’avait été (et des lettrestrouvées chez lui le prouvaient), était-il possible qu’il restâtsi près du danger, sans aucun but? qu’il ne fût pas compliceà quelque degré, du projet d’assassinat? Dans tous les cas, ilétait certainement à Ettenheim pour seconder un mouvementd’émigrés dans l’intérieur, pour exciter à la guerre civile,pour porter encore une fois les armes contre la France. Cesactes, les uns ou les autres, étaient punis de peines sévèrespar les lois de tous les temps : il fallait les lui appliquer.

Tels furent les raisonnements que le Premier Consul se fith lui-même, et qu’on lui répéta plus d’une fois. 11 n’y eut plusde conseil commo celui que nous avons rapporté; il y eut desentretiens fréquents, entre le Premier Consul et ceux qui flat-taient sa passion. II no sortait pas de celte funeste idée : lesroyalistes sont incorrigibles; il faut les terrifier. On ordonna