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laissé un ducat, obligé de créer tout ce qui manquait, et crai- Sept- îsœ.gnant de charger d’impôts un peuple dont il recherchait ratta-chement, Joseph était plongé dans de cruels embarras. De-mander à un pays son argent, quand on avait à lui demanderaussi son amour, c’était peut-être se faire refuser l’un et l’au-tre. 11 fallait pourtant fournir aux besoins de l’armée française,que Napoléon n’était pas habitué à solder lorsqu’elle était em-ployée hors de France, et Joseph tirait sur le trésor impérialdes traites, auxquelles il suppliait son frère de faire honneur.
Sans cesse il réclamait des subsides et des troupes, et Napo-léon lui répondait qu’il avait sur les bras l’Europe entière,secrètement ou publiquement conjurée, qu’il ne pouvait paspayer, outre l’armée de l’Empire, l’armée des royaumes allié?,que c’était bien assez de prêter ses soldats à ses frères, maisqu’il ne pouvait pas encore leur prêter ses finances. ToutefoisJes événements survenus dans le royaume de Naples avaientobligé Napoléon à ne plus rien refuser de ce qu’on sollicitaitde lui.
Gaete, la place forte du continent napolitain, était la seule siège de Gaët*.ville du royaume qui ne se fût pas rendue à l’armée française.
Celte forteresse, construite à l’extrémité d’un promontoire,baignée par la mer de trois côtés, ne touchant à la terre quepar un seul, et de ce côté dominant le sol environnant, défen-due en outre par des ouvrages réguliers, à trois étages defeux, était fort difficile à assiéger. Elle retenait devant sesmurs une partie de l’armée française, occupée à des chemi-nements qu’il fallait souvent exécuter dans le roc, tandisqu’une autre partie de cette armée gardait Naples , et que lereste, dispersé dans les Calabres, pour contenir la révolteprête à éclater, ne présentait partout que des forces dissémi"nées. La fin de l’été, si funeste en Italie aux étrangers, avaitdécimé les troupes françaises, et on n’aurait pas pu réunir six^dle hommes sur un même point.
Napoléon, dont la correspondanpe avec ses frères devenus