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abonde. En conséquence il avait recommandé d’entreprendre Sept. isor>.sur-le-champ, à Scylla ou à Messine, des travaux défensifs,pour y réunir en sûreté la petite force navale dont on avaitbesoin. Mais avant tout il pressait le siège de Gaëte, qui devaitrendre disponible une moitié de l’armée ; il conjurait son frèrede répartir autrement ses forces, car, lui répétait-il sans cesse,vous aurez avant peu une descente et une insurrection, etvous ne serez pas plus en mesure de repousser l’une que deréprimer l’autre.
Joseph comprenait ces conseils profonds, se plaignait quel- .^f^pourquefois du langage dans lequel ils étaient donnés, et les suivait “ “coi?*"’iiVdans la mesure de ses talents. Entouré de quelques Français, ses <lc so " fr< ' re ‘amis personnels, de M. Rœderer, qui s’occupait activementde réformes administratives et financières, du général MathieuDumas, qui s’appliquait avec intelligence à l’organisation dela force publique, il faisait de son mieux pour créer un gou-vernement, et pour régénérer le beau pays confié à ses soins.
Le Corse Salicetti, homme spirituel et courageux, dirigeait sapolice avec la vigueur que commandaient les circonstances.
Mais tandis que Joseph s’efforcait de remplir sa royale tâche,les Anglais, justifiant les prévisions de Napoléon, avaient pro-fité de la longueur du siège de Gaëte, qui divisait l’armée, desfièvres qui la décimaient, pour débarquer dans le golfe deSainte-Euphémie, et y avaient paru au nombre de huit mille 1hommes, sous les ordres du général Stuart. Le général Rey- ù “,'è s saint ”- 6nier, placé à Cosenza, put à peine rassembler quatre mille Eu i ,heml0>Français, et courut hardiment au point du débarquement. Cetofficier, savant et brave, mais malheureux, que Napoléonavait consenti à employer à Naples, malgré le souvenir desfautes commises en Égypte, ne fut pas plus favorisé par lafortune en cette occasion, qu’il ne l’avait été autrefois dansles champs d’Alexandrie. Attaquant le général Stuart, au mi-lieu d’un terrain marécageux, où il lui était impossible defaire agir ses quatre mille hommes avec un ensemble qui