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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Sept. leur», compensât leur infériorité numérique, il fut repoussé, et con-traint de se retirer dans l’intérieur des Calabres. Cet insuccès,^""c-'i-ihres ( l uo ‘ r i u ’il ne dût pas être considéré comme une bataille perdue,en eut cependant les conséquences, et provoqua le soulève-ment des Calabres sur les derrières des Français. Le généralReynier eut des combats acharnés à soutenir pour réunir sesdétachements épars, vit ses malades, ses blessés lâchementassassinés, sans pouvoir les secourir, et fut obligé, pour sefaire jour, de brûler des villages, et de passer des populationsinsurgées au fil de l’épée. Du reste, il se conduisit avec éner-gie et célérité, et sut se maintenir au milieu d’un effroyableincendie. Le général Stuart, en cette occasiou, tint une con-duite qui mérite d’être citée avec honneur. L’assassinat desFrançais était si général et si horrible, qu’il en fut révolté.Cherchant à suppléer par l’amour de l’argent à l’humanité quimanquait à ces féroces montagnards, il promit dix ducats parsoldat, quinze par officier, amené vivant, et il traita ceuxqu’il réussit à sauver, avec les égards que se doivent entreelles les nations civilisées, lorsqu’elles sont condamnées à sefaire la guerre.

PriseaeGaëte. c es événements, qui prouvaient si bien la sagesse des con-seils de Napoléon, devinrent un actif stimulant pour le nouveaugouvernement napolitain. Joseph accéléra le siège de Gaëte,afin de pouvoir reporter l’armée entière vers les Calabres. Ilavait auprès de luiMasséna, dont le nom seul faisait tremblerla populace napolitaine. Il lui avait confié le soin de prendreGaëte, mais en différant de l’v envoyer jusqu’au jour où lestravaux d’approche étant achevés, il faudrait déployer unegrande vigueur. Les généraux dugénieCampredonet Vallongueétaient chargés do diriger les opérations du siège. Ils suivirentles prescriptions de Napoléon, qui voulait qu’on réservât l’actionde la grosse artillerie pour le moment où l’on serait arrivétrès-près du corps de place. Obligés d’ouvrir la tranchée dansun sol où la pierre se rencontrait fréquemment, ils chemi-