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LIVRE XXV.
sept. l'on, de l’insurrection. Au moment où commençaient en Prusse lesgrands événements que nous allons raconter, le calme re-naissait dans l’Italie méridionale, et le roi Joseph pouvait secroire établi, pour quelque temps au moins, dans son nouveauroyaume.
Événements A la même époque, des événements graves se passaient enDalmatie. Les Russes retenaient toujours les bouches du Cat-taro. Napoléon, s’autorisant de leur conduite sur ce point, etsurtout de leur manière d’occuper Corfou, dont ils avaientusurpé la souveraineté, avait résolu de s’emparer de la petiterépublique de Raguse, qui séparait Cattaro du reste de laDalmatie. 11 y avait envoyé son aide-de-camp Lauriston, avecune brigade d’infanterie, pour s’y établir. Celui-ci s’était bien-tôt vu enveloppé par les Monténégrins soulevés, et par uncorps russe de quelques mille hommes. Bloqué par les Anglaisdu côté de la mer, assiégé du côté de la terre par des mon-tagnards féroces et par une force régulière russe, il se trou-vait dans un véritable danger, auquel, d’ailleurs, il faisait faceavec courage. Heureusement le général Molitor, compagnond’armes aussi loyal qu’officier ferme et habile en présence del’ennemi, volait à son secours. Ce général, ne suivant pasl’exemple trop fréquent dans l’armée du Rhin, de laisser enpéril un voisin qu’on n’aimait pas, se porta spontanément surRaguse à marches forcées, avec un corps de quatre millehommes, attaqua résolument le camp des Russes et des Mon-ténégrins, l’emporta quoiqu’il fût fortement retranché, et dé-gagea ainsi les Français qui se trouvaient dans la place. Ilpassa au fil de l’épée un grand nombre de Monténégrins, etles découragea pour long-temps de leurs incursions en Dal-matie.
Ce n’était pas sans peine, comme on le voit, que s’établis-sait la domination française sur ces contrées lointaines. Il avaitfallu de grandes batailles pour les obtenir de l’Europe, il fallaitdes combats journaliers pour les obtenir des habitants. A l’autre