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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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que devaient se diriger les quinze ou vingt mille conscrits Çept. îaœ.destinés à l’Italie. Napoléon, répétant sans cesse que des soins 1 fdonnés aux bataillons de dépôt, dépendaient la qualité et la 'durée d’une armée, avait prescrit les mesures nécessairespour que la santé et l’instruction des hommes y fussent égale-ment soignées, et pour que ces bataillons pussent toujours four-nir, outre le recrutement régulier des bataillons de guerre, lesgarnisons des places, et de plus une ou deux divisions de 1renfort, prêtes à se diriger sur les points où viendrait 5 se Jproduire un besoin imprévu. La défense des places étant ainsi nassurée,.l’armée active devenait entièrement disponible. Elle Jconsistait pour la Lombardie en 16 mille hommes, répandusdans le Frioul, et en 24 mille échelonnés de Milan à Turin, lesuns et les autres prêts à marcher. Restait l’armée de Naples,forte d’environ SO mille hommes, dont une grande partie étaiten mesure d’agir immédiatement. Masséna était sur les lieux :si la guerre éclatait avec l’Autriche, il avait pour instructionde se reporter sur la haute Italie, avec 30 mille hommes, etde les réunir aux 40 mille qui occupaient le Piémont et laLombardie. U n’v avait pas d'armée autrichienne capable deforcer l’opiniâtre Masséna, disposant de 70 mille Français,ayant en outre des appuis tels que Palma-Nova, Osopo, Ve-nise , Mantoue, Alexandrie. Enfin, pour ce cas, le généralMarmont lui-même devait jouer un rôle utile, car, s’il étaitbloqué en Dalmatie, il était assuré de retenir devant lui 30mille Autrichiens au moins, et s’il ne l’était pas, il pouvait sejeter sur le flanc ou sur les derrières de l’ennemi.

Telles étaient les instructions adressées au prince Eugènepour la défense de l’Italie. Elles se terminaient par la recom-

mandation suivante : « Lisez tous les jours ces instructions, et

* r endez-vous compte le soir de ce que vous aurez fait le ma-

* ' ,ln Pour les exécuter, mais sans bruit, sans effervescence de

et sans porter l’alarme nulle part.» (Saint-Cloud,

18 septembre 1806.)