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osait tenter une nouvelle agresssion. Après s’étre mis en garde Sept ' 1806,contre l’Autriche, il songea aux parties de l’Empire que lesAnglais menaçaient d’un débarquement.
U prescrivit à son frère Louis de former un camp à Utrecht, “S5fê"* ecomposé de 12 ou 15 mille Hollandais, et des 5 mille Français du Bas-Rhin
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restes en Hollande. 11 réunit autour de la place de Wesel, de rocéan.nouvellement acquise à la France, depuis l’attribution du du-ché de Berg à Murat, une division française de 10 ou 12 mille \hommes. Le roi Louis devait se porter sur Wesel, prendre le Icommandement de cette division, et, la joignant aux troupes \du camp d’Utrecht, feindre avec 30 mille hommes une attaque |sur la Westphalie. Il lui était même recommandé de répandre \le bruit d’une réunion de 80 mille hommes, et de faire quel- 'ques préparatifs en matériel, propres à accréditer ce bruit.
Napoléon, par des raisons qu’on appréciera bientôt, désirai t_
bien attirer de ce côté l’attention des Prussiens, mais en réa-lité il voulait que le roi Louis, ne s’éloignant pas trop de laHollande, se tint toujours en mesure, soit de défendre sonroyaume contre les Anglais, soit de lier ses mouvements auxcorps français placés sur le Rhin ou à Boulogne. Outre lessept corps de la grande armée, dont le rôle était de faire laguerre au loin, Napoléon avait résolu d’en former un huitième,sous le maréchal Mortier, qui aurait pour mission de pivoterautour de Mayence, de surveiller la Hesse a dejjjssurer.par-saprésence les confédérés allemands, de donner enfin la mainau roi Louis vers Wesel. Ce corps, pris sur les troupes de yl’intérieur, devait être fort de 20 mille hommes. 11 fallait toutel’industrie de Napoléon pour le porter à ce nombre, car des 140mille hommes stationnés à l’intérieur , en retranchant lesdépôts, la garde impériale, il restait fort peu de troupes dis-ponibles. Indépendamment de ce huitième corps, le maréchalBrune était chargé cette année comme la précédente, de gar-der la flottille de Boulogne, en y employant les marins et quel-ques bataillons de dépôt, qui s’élevaient à environ 18 mille