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[Vol. 4.]
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1ÉNA.

lité l’invasion de la Bavière par l’Autriche-, cette année il qua- »«»'•• «“■üfia également d’hostilité l’invasion de la Saxe par la Prusse.

Cette manière de poser la question était habile, cai il ne ^ jparaissait intervenir en Allemagne que pour protéger les j (princes allemands du second ordre, contre ceux du premier. iA ces conditions du reste la guerre était complètement déclarée dans le moment, car les Prussiens avaient passe l’Elbe,sur le pont de Dresde, et déjà même ils bordaient l’extrêmefrontière de la Saxe, comme les Français la bordaient de leurcôté, en occupant la territoire franconien.

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On ne comprendrait pas le plan de campagne de rsapoieou d 0 campagn®.contre la Prusse, l’un des plus beaux, des plus grands qu'ilait jamais conçus et exécutés, si on ne jetait un regard sur laconfiguration générale de l’Allemagne.

L’Autriche et la Prusse se partagent le sol de l’Allemagne,comme elles s’en partagent la richesse, la domination, la po- 1 Allemagne,litique, laissant entre elles un certain nombre de petits Étatsque leur situation géographiques, les lois de l’empire, l’in-fluence française, ont maintenus jusqu’ici dans leur indépen-dance. L’Autriche est à l’orient de l’Allemagne, la Prusse aunord. (Voir la carte u°28.) L’Autriche occupe et remplit presqueen entier cette belle vallée du Danube, longue, sinueuse,d’abord resserrée entrelesAlpesetlesmontagnesdelaBohéme, Aa j'[f utr i C hB.puis s’ouvrant au-dessous de Vienne, et, devenue large decent lieues entre les Garpathes et les montagnes d’illyrie, em-brassantdans ces vastes berges le superbe royaume de Hongrie.

C’est au fond de cette vallée qu’il faut aller chercher l’Autriche,en passant le haut Rhin entre Strasbourg et Bâle, eu traver-sant ensuite les défilés de la Souabe, et en descendant parune marche périlleuse le cours du Danube, jusqu’au bassin aumilieu duquel Vienne s’élève et domine. La Prusse, au con-traire , est établie dans les vastes plaines du nord (i dont elleoccupe l’entrée. C’est pourquoi on l’appelait jadis Marche du

do la'Pruss#

Brandebourg, Pour parvenir chez elle, il faut non pas remonter