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le Mein, laLahn, la Sieg, la Rubr, la Lippe, jette dans l’Elbe, Ociob. 1806 .l’Elster, la Saale, l’Unstrut, et enfin, directement dans la merdu Nord, l’Ems et le Wéser.
Diverses routes se présentent pour le traverser. Première- p 0 r a ° r '®p£2* rment, on pçut, en partant de Mayence, se diriger à droite, en ru5se 'remonter la vallée sinueuse du Mein, jusqu’au-dessus deWurtz-bourg, et même jusqu’à ses sources. Là, aux environs deCobourg, on rencontre les sommets boisés, qui, sous le nomde forêt de Thuringe, séparent la Franconie de la Saxe, etdesquels s’échappent le Mein d’un côté, la Saale de l’autre.
On les traverse par trois défilés, ceux de Bayrëuth à Hof, deKronach à Schleitz, de Cobourg à Sâalfeld, puis on descendeu Saxe par la vallée de la Saale. (Voir les cartes n 08 28 et 34.)
Telle est la première route. A gauche de ces sommets boisésqui forment la forêt de Thuringe, se trouve la seconde. Pourla suivre, ou remonte le Mein, de Mayence jusqu’à Hanau; làon le quitte pour se jeter dans la vallée de ia Werra, ou paysdé Fulde, on laisse à droite la forêt de Thuringe, on descendpar Eisenach, Gotha, Weimar, dans les plaines de la Thuringeet de la Saxe, et on arrive sur les bords de l’Elbe. Cette der-nière voie a toujours été la grande route de l’Allemagne, cellede Francfort à Leipzig.
La troisième route enfin consiste à tourner le centre mon-tagneux de l’Allemagne, et à s’élever au nord, jusqu’à ce qu’onait atteint la plaine de la Westphalie, ce qu’on fait en suivantle cours du Rhin jusqu’à Wesel, en le passant à Wesel, encheminaut ensuite à travers la Westphalie et le Hanovre, lesmontagnes à droite, la mer à gauche. On trouve ainsi sur sespas l'Ems, le Wéser, et enfin l’Elbe, devenu à cotte extrémitéde son cours l’un des fleuves les plus considérables de l’Europe.
De ces diverses manières de pénétrer dans la plaine duNord, Napoléon avait choisi la première, celle qui conduit dessources du Mein aux sources de la Saale, en traversant lesdéfilés de la Francûdie.