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[Vol. 4.]
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l’attaquer par les flammes, avant de l’attaquer avec ses baïon- 0ctob - îsœ.nettes. Il envoie en même temps officiers sur officiers au gé-néral Ruchel, pour le presser d’accourir, et lui promettre lavictoire s’il arrive en temps utile, car, selon lui, les Françaissont sur le point de reculer. Vaine illusion dun courage bouil-lant mais aveugle! A cette heure, la fortune en décide autie-ment. Augereau débouche enfin à travers le bois d’Iserstedtavec la division Desjardins, dégage la gauche de Ney, et com-mence à échanger des coups de fusil avec les Saxons, qui dé-fendent la Schnecke, tandis que le général Heudeletles attaqueen colonne, sur la grande route d’Iéna à Weimar. De lautiecôté du champ de bataille le corps du maréchal Soult, aprèsavoir chassé du bois "de Closewitz les restes de la brigadeGerrini, ainsi que les fusiliers de Pelet, et rejeté au loin ledétachement de Holzendorf, fait entendre son canon sur leflanc des Prussiens. Napoléon, voyant le progrès de ses deuxailes, et apprenant l’arrivée des troupes restées en arrière

> colonnes,

ne craint plus d’engager toutes les forces présentes sur le ter-

garde, et donne

rain, la garde comprise, et donne l’ordre de se porter eu avant. 1 décisive.Une impulsion irrésistible se communique à la ligue entière.

On pousse devant soi les Prussiens rompus; on les culbute D *a“m < W' esur ce terrain incliné, qui descend du Landgrafenberg vers pla vallée de l’ilm. Le régiment de Hohenlohe et les grenadiersde Hahn de la division Grawert, sont presque entièrementdétruits par le feu ou par la baïonnette. Le général Grawertlui-même est gravement blessé, pendant qu’il dirige son in-fanterie. Aucun corps ne tient plus. La brigade Cerrini mi-traillée recule sur la réserve Dyherrn, qui oppose en vain sescinq bataillons au mouvement des Français. Bientôt découverte,cette réserve se voit abordée, enveloppée de toutes parts, etréduite à se débander. Le corps de Tauenzien, rallié un ins-tant, et ramené au feu par le prince de Hohenlohe, est en-traîné comme les autres dans la déroute générale. La cavalerieprussienne, profitant de l’absence de la grosse cavalerie fran-

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