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saxonnes de Burgsdorf et Nehroff, lesquelles, après avoir Octob. isoe.honorablement défendu la Schnecke, contre les divisions Heu- LM trmipcsdelet et Desjardins du corps d’Àugereau, avaient été forcées e 2t e p 0 r f S es! 8dans leur position par l’adresse des tirailleurs français, etopéraient leur retraite, disposées en deux carrés. Ces carrésprésentaient trois faces d’infanterie et une d’artillerie, celle-ciformant la face en arrière. Les deux brigades saxonnes se re-tiraient, tour à tour s’arrêtant, faisant feu de leurs canons, etpuis reprenant leur marche. L’artillerie d’Àugereau les suivaiten leur envoyant des boulets ; une nuée de tirailleurs fran-çais, courant après elles, les harcelait à coups de fusil. Murat,qui venait de culbuter les restes du corps de Ruchel, se re-jette sur les deux brigades saxonnes, et les fait charger àoutrance par ses dragons et ses cuirassiers. Les dragons abor-dent la première sans y entrer ; mais ils reviennent à la charge,y pénètrent et l’enfoncent. Le général d’Hautpoul avec lescuirassiers attaque la seconde, la rompt, et y commet lesravages qu’une cavalerie victorieuse exerce sur une infanterierompue. Ces infortunés n’ont d’autre ressource que de se ren-dre prisonniers. Le bataillon prussien de Boguslawski estenfoncé à son tour, et traité comme les autres. Le brave gé-néral Zeschwilz, qui était accouru avec la cavalerie saxonneau secours de son infanterie, fait de vains efforts pour la sou-tenir; il est ramené, et forcé de céder à la déroute générale.
Murat rallie ses escadrons, et court vers Weimar pourrecueillir de nouveaux trophées. A quelque distance de cetteville se trouvaient réunis péle-méle, des détachements d'in-fanterie, de cavalerie, d’artillerie, au sommet d’une des-cente longue et rapide, que forme la grande route, pour join-dre le fond de la vallée de l’ilm. Ces troupes, confusémentaccumulées, étaient appuyées à un petit bois, qu’on appellele bois de Webicht. Tout à coup apparaissent les casquesbrillants de la cavalerie française. Quelques coups de lusil déroute depanent instinctivement de cette foule éperdue. À ce signal la prussienne.
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