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[Vol. 4.]
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IÉNA,

le général Morand, rompant ses carrés, déploie ses bataillons, octob. isof.les forme en colonnes d’attaque, et les pousse sur la divisionWartensleben. L’infanterie prussienne, abordée avec vigueur,recule devant nos soldats, et descend en rétrogradant jus-qu’au bord du ruisseau. En même temps, le général Friant àdroite, force la première brigade de la division Orange à seretirer, et, par suite de ce double mouvement, la divisionSchmettau, débordée sur ses deux ailes, horriblement décimée,est réduite à lâcher pied, et à s’éloigner de ce village de Has-senhausen, disputé avec tant de violence à la division Gudin.

Les trois divisions prussiennes sont ainsi ramenées au delàdu ruisseau marécageux qui traverse le champ de bataille.

L’armée française s’y arrête un instant, pour reprendre haleine,car ce combat inégal durait depuis six heures, et nos soldatsexpiraient de fatigue. La division Gudin, chargée de défendreHassenhausen, avait essuyé des pertes énormes; mais la divi-sion Friant avait médiocrement souffert; la division Morand,peu maltraitée par là cavalerie, comme toute infanterie quin’a pas été rompue, atteinte plus gravement par l’artillerie,se trouvait cependant très en état de combattre, et toutes troisétaient prêtes à recommencer, s’il le fallait, pour tenir têteaux deux divisions prussiennes de réserve, restées specta-trices du combat, sur le bord opposé du bassin où se livraitla bataille. Ces deux divisions de réserve, Kuhnheim et d'Àr-nim, sous le maréchal Kalkreuth, attendaient le signal pourentrer en ligne à leur tour, et renouveler la lutte.

Pendant ce temps on délibérait autour du roi de Prusse. Le ^ejih^atio^général Blucher était d’avis de réunir la masse entière de lacavalerie aux deux divisions de réserve, et de se jeter sur recommencer1 ennemi en désespérés. Le roi avait partagé d’abord cette le comopinion; mais on faisait valoir auprès de lui, que, si l’on diffé-rait seulement d’une journée, on serait rejoint par le princede Hohenlohe et par le corps du général Ruchel, et qu’onécraserait les Français au moyen de cette réunion de forces.

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