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L’armée prussienne avait perdu 3 mille prisonniers, 9 ou10 mille hommes tués ou blessés, plus le duc de Brunswick,le maréchal de Mollendorf, le général Schmettau, frappés mor-tellement , et surtout un nombre immense d’officiers, quiavaient bravement fait leur devoir. Le corps du maréchal Da-vout avait essuyé des pertes cruelles. Sur 26 mille hommes ilen comptait 7 mille hors de combat. Les généraux Morand etGudiu étaient blessés; le général De Billy était tué; la moitiédes généraux de brigade et des colonels étaient morts ouatteints de blessures graves. Jamais journée plus meurtrière,depuis Marengo, n’avait ensanglanté les armes françaises, etjamais aussi un plus grand exemple de fermeté héroïque n’avaitété donné par un général et ses soldats.
L’armée royale se retira, sous la protection des deux divi-sions de réserve, que conduisait le maréchal Kalkreuth. Lerendez-vous, assigné à tous les corps désorganisés par la ba-taille, était Weimar, derrière le prince de Hohenlohe, qu’onsupposait encore sain et sauf. Le roi y marcha, fort triste sansdoute, mais comptant, sinon sur un retour de fortune, aumoins sur une retraite en bon ordre, grâce aux 70 mille hom-mes du prince de Hohenlohe et du général Ruchel. 11 chemi-nait, accompagné d’un fort détachement de cavalerie, lors-qu’on découvrit sur les derrières du champ de bataille d’Iénales troupes du maréchal Bernadotte. A leur vue on ne doutaplus qu’il ne fût arrivé quelque accident à l’armée du^nrincede Hohenlohe. On quitta précipitamment la route de Weimar.^Pour se jeter à droite sur celle de Sommerda. (Voir la carten° 34.) Mais bientôt la vérité fut connue tout entière, car l’ar-mée du prince de Hohenlohe cherchait dans le moment auprèsde l’armée du roi, l’appui que l’armée du roi cherchait auprèsd’elle. On se rencontra par mille bandes détachées qui fuyaientdans toutes les directions, et les uns et les autres apprirentqu’ils avaient été vaincus, chacun de leur côté. A cette nou-velle le désordre, moins grand d’abord dans l’armée du roi,
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Octob. 1805.
Résultats de labatailled’Awerstaedt.
La seule vuedu corps deBernadotte,quoique inactif-jette
en désordrel’armée
prussienne quise retire.