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partie à gauche vers Erfurt, an delà de Weimar. Une moitié 0c,ob - l ®*-de l’armée royale, celle qui avait quitté le champ de bataillela première, avec ordre de se diriger sur Weimar, trouvantcette ville dans les mains de l’ennemi, allait à Erfurt, portantavec elle ses chefs mortellement blessés, le duc de Brunswick,le maréchal de Mollendorf, le général Schmettau. Le restede l’armée royale marchait vers Sommerda, non que cela fûtordonné, mais parce que Sommerda, Erfurt, étaient les vil-les qui se rencontraient sur les derrières du pays où l’on avaitcombattu. Personne n’avait pu donner un ordre depuis que cedélire de terreur s’était emparé de toutes les têtes. Le roi,entouré de quelque cavalerie, marchait vers Sommerda. Leprince de Hohenlohe, qui s’était retiré avec 42 ou 15 centschevaux, n'en avait pas 200, quand il arriva le lendemainmatin 45 à Tennstâdt. 11 demandait des nouvelles du roi, quien demandait de lui. Aucun chef ne savait où étaient lesautres.
Pendant cette terrible nuit, les vainqueurs ne souffraientpas moins que les vaincus. Ils étaient couchés sur la terre,bivouaquant par la nuit la plus froide, n’ayant presque rien àmanger, à la suite d’une journée de combat, naturellementpeu productive en vivres. Beaucoup d’entre eux, atteints plusou moins gravement , gisaient sur la terre, à côté des blessésennemis, confondant leurs gémissements, car ce n’est pasdans un si court intervalle que l’ambulance la mieux organi-sée aurait pu ramasser douze ou quinze mille blessés. Napo-léon, par bonté autant que par calcul, avait, durant plusieursheures, veillé de sa personne à leur enlèvement, et il étaitcentré ensuite à Iéna, où il avait trouvé, lui aussi, un redou-blement de nouvelles, c’est-à-dire l’annonce d’une secondevictoire, plus glorieuse encore que celle qui avait été rem-portée sous ses yeux. Il se refusait d’abord à croire tout ce de
<ÎU’on lui mandait, parce qu’une lettre du maréchal Bernadotte, '“/£?£[[}*"*pour excuser par un mensonge une conduite impardonnable, d A,Ter * t «'it