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aux maréchaux Davout, Lannes et Augereau, dont les corps 0c ‘»b. isoo.avaient beaucoup souffert dans la journée du 14, de se repo-ser deux ou trois jours à Naumbourg, à Iéna, à Weimar. Maisle maréchal Bernadolte, dont les soldats n’avaient pas tiré uncoup de fusil, les maréchaux Soult et Ney , qui n’avaient euqu’une partie de leurs troupes engagées, Murat, dont la cava-lerie n’avait eu à essuyer que des fatigues, furent portés enavant, pour harceler l’armée prussienne , et en ramasser lesdébris, faciles à capturer dans l’état de désorganisation oùdie était tombée. Murat, qui avait couché à Weimar, eutordre de courir avec ses dragons à Erfurt le 15 au matin, etNey de le suivre immédiatement. (Voir la carte n" 34.) Lemaréchal Soult dut, par Sommerda, Greussen, Sondershau-sen, Nordhausen, marcher à la suite de l’armée ennemie, etla poursuivre à travers la Thuringe, vers ces montagnes duHartz, où elle semblait, dans son désordre, chercher unrefuge. Il fut enjoint au maréchal Bernadolte de se diriger lejour môme sur l’Elbe, en se portant vers la droite de l’arméepar Halle et Dessau. On remarquera que Napoléon, soigneuxde se concentrer la veille d’une grande bataille, le lendemain,quand il avait frappé l’ennemi, divisait ses corps, comme unvaste réseau, pour prendre tout ce qui fuyait, habile ainsi àmodifier l’application des principes de la guerre, selon les cir-constances, et toujours avec la justesse et l’à- propos quiassurent le succès.
Ces ordres donnés, Napoléon accorda quelques soins à la JSapoWourendpolitique. La direction que suivaient les Prussiens en se reti- P g|"""^ rs>’ant, les éloignait de la Saxe. De plus, Napoléon tenait en sonpouvoir une bonne partie des troupes saxonnes, qui avaienthonorablement combattu, quoique fort peu satisfaites, tant dela guerre à laquelle on avait entraîné leur pays, que des mau-vais procédés dont elles croyaient avoir à se plaindre de lapart des Prussiens. Napoléon fit assembler à léna, dans unesalle de l’Université, les officiers des troupes saxonnes. Se