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[Vol. 4.]
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LIVRÉ XXV.

Octob. 1806 . servant d’un employé des affaires étrangères, appelé auprèsde lui, il leur adressa des paroles qui furent immédiatementtraduites. 11 leur dit qu’il ne savait pas pourquoi il était enguerre avec leur souverain, prince sage, pacifique, digne derespect ; qu’il avait même tiré l’épée pour arracher leurpays à la dépendance humiliante dans laquelle le tenait laPrusse, et qu’il ne voyait pas pourquoi les Saxons et les Fran-çais, avec si peu de motifs de se haïr, persisteraient à com-battre les uns contre les autres; qu’il était prêt, quant à lui,à leur donner un premier gage de ses dispositions amicales,en leur rendant la liberté, et en respectant la Saxe, pourvuqu’ils lui promissent, de leur côté, de ne plus porter les armescontre la France, et que les principaux d’entre eux allassentdJuvrés^par à Dresde proposer, et faire accepter la paix. Les officiersacceptent avec saxons, saisis d’admiration à la vue du personnage extraordi-1 propos uî ons* uaire qui leur parlait, touchés de la générosité de ses propo-pacifiques. s j t|0ns ^ répondirent par le serment unanime de ne plus ser-vir, ni eux ni leurs soldats, pendant cette guerre. Quelques-uns s’offrirent à partir sur-le-champ pour Dresde, assurantqu’avant trois jours ils auraient apporté le consentement deleur souverain.

Par cet acte habile, Napoléon voulait désarmer le patrio-tisme germanique, si fort excité par les soins de la Prusse, eten traitant avec cette douceur un prince justement respecté,s’acquérir le droit de traiter avec rigueur un prince qui n’étaitestimé de personne. Ce dernier était l’électeur de Hesse,qui avait contribué par ses mensonges à provoquer la guerre,et qui, depuis la guerre, cherchait à trafiquer de son adhé-sion, résolu de se donner à celle des deux puissances que lavictoire favoriserait. C’était un ennemi secret, dévoué aux An-glais , chez lesquels il avait déposé ses richesses. Napoléonn’avait garde, en s’avançant en Prusse, de laisser un tel ennemisur ses derrières. Les principes de la guerre commandaientde s’en débarrasser, et ceux d’une loyale politique ne le