IÉNA.
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moins les règles de la froide justice que les mouvements de ° ctob - 1806>son âme, Napoléon, trop indulgent la première fois, fut troprigoureux la seconde, car la lenteur du maréchal Bernadotteà passer l’Elbe était bien plus la faute des éléments que lasienne. Lannes se jeta sur Dessau, et de là sur le pont de Le L ™nnt« hHll’Elbe, que les Prussiens avaient à moitié détruit. 11 s’empressa Tne-S’, 6de le rétablir. Le maréchal Davout, parvenu à Wittenberg, Davout à
Wittenberg.
trouva les Prussiens également occupés à détruire le pont del’Elbe, et prêts à faire sauter un magasin à poudre peu éloi-gné de la ville. Les habitants, qui étaient Saxons, et qui sa-vaient déjà que Napoléon voulait épargner à la Saxe les con-séquences de la guerre, se hâtèrent de sauver eux-mêmes lepont de Wittenberg, d’arracher les mèches, et d’aider lesFrançais à prévenir une explosion. C’est le 20 octobre que lesmaréchaux Davout, Lannes et Bernadotte franchissaient l’Elbe,six jours après les batailles d’Iéna et d’Awerstaedt. 11 n’y avaitpas eu, comme on le voit, une heure perdue. Deux grandesbatailles, une action des plus vives à Halle, n’avaient pris quele temps employé à combattre, et la marche de nos colonnesn’en avait pas été suspendue un seul instant. Les Prussienseux-mêmes, bien que leur fuite fût rapide, n’atteignaient l’Elbe
qu'ait été l'Empereur, il n'avait pas voulu vous en parler, parce qu’en serappelant vos anciens services il craignait de vous affliger, et que la consi-dération qu'il a pour vous l’avait porté à se taire; mais, dans cette circons-tance, où vous ne vous êtes pas porté h Calbe, et où vous n’avez pas tentéle passage de l’Elbe, soit ù Barbi, soit ù l’embouchure de la Saale, l’Empereurs’est décidé à vous dire sa façon de penser, parce qu’il n’est point accou-tumé à voir sacrifier ses opérations à de vaines étiquettes de commandement.
L’Empereur, monsieur le maréchal, me charge encore de vous parler d’unechose moins grave : c’est que, malgré l’ordre que vous avez reçu hier, vousu’avez pas encore envoyé ici trois compagnies pour conduire vos prisonniers,h en reste à Halle 3,500 sans aucune escorte : l’Empereur, monsieur lemaréchal, vous ordonne d’envoyer sur-le-champ un officier d’état-major ù latète de trois compagnies complètes formant 300 hommes, pour prendre tous*es prisonniers qui sont à Halle et les conduire ù Erfurt. Il ne reste ici queH garde impériale, et l’Empereur ne veut pas qu’elle escorte les prisonniersfaits par votre corps d’armée. Il est neuf heures, et 11 n’est pas question destrois compagnies que je vous ai demandées hier.
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