Band 
[Vol. 4.]
Seite
133
JPEG-Download
 

IENA.

133

relever celles qui manquaient de hauteur, et là où le temps Oetob. îsœ.ne permettait pas l’usage de la maçonnerie, il prescrivit deremplacer la pierre par le bois, qui était fort abondant dansles forêts voisines. On dressa d’immenses palissades, on édifiaen quelque sorte un camp romain, comme en édifiaient lesanciens conquérants du monde, au milieu des Gaules et de laGermanie. Napoléon, dans cette même ville de Wittenberg, fitbâtir des fours, amasser des grains, confectionner du biscuit.

H voulut aussi qu’on réunit en ce même endroit le grand parcd’artillerie, et qu’on organisât des ateliers de réparation. 11s’empara des édifices et lieux publics, pour y créer des hôpi-taux capables de contenir les blessés et les malades d’unenombreuse armée. Enfin, sur les remparts improvisés de cevaste dépôt, il ordonna de mettre en batterie plus de centbouches à feu de gros calibre, recueillies dans sa marchevictorieuse. Il avait nommé le général Clarke gouverneur d’Er-furt, il nomma le général Lemarrois, l’un de ses aides-de-camp, gouverneur de Wittenberg. Les blessés, distingués'engrands et petits blessés, c’est-à-dire en blessés qui pouvaientrentrer dans les rangs sous peu de jours, ou en blessés aux-quels il fallait beaucoup de temps pour se rétablir, furentrépartis entre Wittenberg et Erfurt. Les petits blessés restè-rent à Wittenberg, de manière à pouvoir rejoindre leurs corpsimmédiatement, les autres furent envoyés à Erfurt. Chaquerégiment, outre le dépôt principal qu’il avait en France, eutainsi un dépôt de campagne à Wittenberg. On devait laisserdans ce dernier les hommes fatigués ou légèrement indispo-sés, afin que, soignés quelques jours, ils pussent se remettreen marche, sans encombrer les routes, sans y présenter lespectacle d’une queue d’armée, malade, impotente, s’allon-geant à proportion de la rapidité des mouvements et de ladurée de la guerre. Les détachements de conscrits partant deFrance en corps avaient ordre de s’arrêter à Erfurt et à Wit-tenberg, pour y être passés en revue, munis de ce qui leur