Band 
[Vol. 4.]
Seite
150
JPEG-Download
 

150

LIVRE XXV.

Octob. 18üü,

Trois corpsd'armccfrançaisattaches à lapoursuite desPrussiens.

Réunionmomentanéedes Prussiensà Gransée.

Le corps de

vScliimmel*pfennig surpriset culbuté parles dragonsfrançaisà Zehdenick.

vers Rhinow le corps principal dont il formait l’arrière-garde.

Parvenu à ce point, le prince de Ilohenlohe dut délibérersur la marche à suivre ultérieurement. On s’était élevé aunord fort au-dessus de Berlin, Spandau et Potsdam. À cha-que pas l’armée se désorganisait davantage. Le colonel d’état-major de Massenbach fut d’avis d’accorder un jour de reposaux troupes, afin de les réorganiser, et d’être au moins enétat de combattre, si l’on venait à rencontrer les Français. Leprince de Ilohenlohe répondit avec raison, qu’un, deux, etmême trois jours, ne suffiraient pas pour réorganiser l’armée,et pourraient donner aux Français le temps de la couper deStetlin et de l’Oder. Suivant l’usage, on adopta un parti moyen:on se fixa un rendez-vous commun vers Gransée, où l’on de-vait passer une revue générale, et adresser des allocutionsaux troupes, pour les rappeler à leurs devoirs. De là 011 con-tinuerait la marche sans désemparer. Ce rendez-vous deGransée fut fixé au 26.

Mais déjà les Français étant avertis, la cavalerie de Muratcourait vers Fehrbellin d’un côté, vers Zehdenick de l’autre.Lannes, après être entré dans Spandau le 25, se mettaiten marche le 26 au soir avec son infanterie, pour appuyerMurat. Le maréchal Soult était sur les pas du duc de Weimar,pendant que le maréchal Ney investissait Magdebourg. Enfin,le maréchal Bernadotte s’avançait entre les maréchaux Soultet Lannes. Ainsi trois corps d’armée français, outre la cava-lerie de Murat, moins toutefois les cuirassiers retenus à Ber-lin, poursuivaient en ce moment les Prussiens. Le 26, l’infan-terie du prince de Ilohenlohe était à Gransée, au rendez-vousindiqué, rangée autour de son général, écoutant ses exhorta-tions, accueillant l’espérance d’être bientôt à Stettin, et depouvoir se reposer derrière l’Oder. Mais au même instant, lesdragons de Murat surprenaient à Zehdenick le corps deSchim-melpfennig, culbutaient sa cavalerie, lui tuaient 300 cava-