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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Octob. 1806 .

Le generalBlucher, est ledernier desgenerauxprussiens quitienne encorela campagne.

U rebroussechemin versl’Elbe.

les prendre, à moins toutefois qu’ils ne réussissent à gagnerla mer, et à trouver assez de bâtiments pour les transporterdans la Prusse orientale. Aussi Murat se dirigea-t-il en grandehâte sur la route du littoral, afin de leur en interdire l’approche.11 poussa jusqu’à Stralsund, pendant que le maréchal Berna-dotle, parti des environs de Berlin, et le maréchal Soult desbords de l’Elbe, s’élevaient au nord pour jeter l’ennemi dansle réseau de la cavalerie française. (Voir la carte n" 36.)

Le général Blucher avait pris à Waren, près le lac de Mu-ritz, le commandement des deux corps prussiens. Se réfugiervers la Prusse orientale par l’Oder était impossible, puisquele fleuve se trouvait gardé dans toutes les parties de son courspar l’armée française. L’accès du littoral et de Stralsund étaitdéjà intercepté par les cavaliers de Murat. 11 ne restait d’autreressource que de rebrousser chemin, et de revenir sur l’Elbe.Le général Blucher forma ce projet, espérant se jeter dansMagdébourg, en augmenter la force jusqu’à convertir la gar-nison en un véritable corps d’armée, et fournir, appuyé sur

Sire, je n'ai jamais rien vn de plus beau que ces hommes. C’est nn superbeparc. Je le fais partir d’ici ce matin et le dirige sur Spandnu. Presque tousces canonniers sont à cheval, et marchent dans le plus grand ordre. VotreMajesté pourrait, si elle le voulait, les faire conduire en Italie. Je suis surqu’en mettant avec eux quelques officiers qui parlassent allemand, ces gens-là serviraient parfaitement. Je désirerais que Votre Majesté vît ce convoi;cela la déciderait à l’envoyer dans le royaume d’Italie.

Le grand-duc de Berg m’écrit qu’il compte joindre l’ennemi, c’est-à-direle grand corps du duc de Weimar et de Blucher, avec le prince de Ponte-Corvo, dans la journée de demain. Il a déjà fait quelques prisonniers de Inqueue de la colonne. D’après cet avis, je rappelle toute la cavalerie lég eftque j’avais envoyée sur Boitzenbourg, et vais rassembler tout mon corpsd’armée à Stettin.

On a trouvé dans cette place plus de 200 pièces de canon sur leurs afiiR 8 ’i et beaucoup d’autres de rechange, infiniment de poudre, de munitions et demagasins.

Je jetterai toute ma cavalerie légère sur la rive droite de l'Oder. Je f er!Uramasser tous les blés et farines que je pourrai pour augmenter nos mag a 'sins ; je ferai faire des fours et autant de biscuit qu’il me sera possible.

La garnison de Stettin était de 6,000 hommes; je les fais escorter sur