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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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cette grande forteresse, une brillante résistance. Il s’achemina 0ct " h - isoedonc vers l’Elbe, pour tenter de le passer aux environs deLauenbourg.

Ses illusions furent de courte durée. Bientôt des patrouillesennemies lui apprirent qu’il était enveloppé de toutes parts,qu’à sa droite Murat côtoyait déjà la mer, qu’à sa gauche lesmaréchaux Bernadolte et Soult lui fermaient l’accès de Mag-debourg. Ne sachant plus à quel projet s’arrêter, il marchaquelques jours droit devant lui, c’est-à-dire vers le bas Elbe,comme aurait pu faire un corps français retournant en FrancePar le Mecklembourg et le Hanovre. A chaque instant il s’af-faiblissait, parce que ses soldats, ou s’enfuyaient dans les bois,

°u aimaient mieux se rendre prisonniers, que de supporterplus long-temps des fatigues devenues intolérables. Il en per-dait aussi un bon nombre dans des combats d’arrière-garde,qui, grâce à la nature difficile du pays, ne tournaient pas tou-jours en défaite complète, mais finissaient constamment parl’abandon du terrain disputé, et par le sacrifice de beaucoupd’hommes pris ou hors de combat. •

Spandan par un régiment de la division Gazan. Il ne reste plus qu’un régi-rent à ce général. La division Sudiet a fourni également beaucoup derende pour l’escorte des prisonniers, de manière que mon corps d’arméee *t réduit à bien peu de chose.

Si Stettin offre assez de moyens pour habiller le soldat, je le ferai, carest tout nu. On s'occupe de dresser l’inventaire de ce qui existe dans laP' ac e. J’aurai l’honneur de l’adresser à Votre Majesté.

En attendant, je prie Votre Majesté Impériale de me faire connaître ses'Mentions le plus tôt possible. Mon quartier-général sera ce soir i\ Stettin.J ai fait lire hier la proclamation de Votre Majesté à la tète des troupes.es derniers mots qu’elle contient ont vivement touché le cœur des soldats.8 s e sont tons mis à crier: Vive ïEmpereur ri’ Occident. Il m’est impos-8l ble de dire à Votre Majesté combien ces braves gens l’aiment, et vraiment,Jri 11 a jamais été aussi amoureux de sa maîtresse qu’ils le sont de votre per-8oi >ne. J e p r j e Votre Majesté de me faire savoir si elle veut qu'à l'avenir■1 adresse mes dépêches à l’Empereur d’Occident, et je le demande au nom de111011 corps d’armée.

■* e suis avec le plus profond respect, etc.

L.innes.