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flues places de la Silésie incapables de résister, et la Prusse. 3Sov - 1806orientale protégée par la distance, et par le voisinage de laRussie. Napoléon avait enlevé tout le matériel de la Prusse encanons, fusils, munitions de guerre; il avait acquis des vivresPour nourrir son armée pendant une campagne, vingt millechevaux pour remonter sa cavalerie, et assez de drapeaux \
Pour en charger les édifices de sa capitale. Tout cela s’était Iaccompli en un mois, car, entré le 8 octobre, Napoléon avait (re ÇU la capitulation de Magdebourg, qui fut la dernière, le 8Novembre. Et c’est ce rapide anéantissement de la puissancePrussienne, qui rend si merveilleuse la campagne que nousy cnons de raconter! Que 160 mille Français, parvenus à laPerfection militaire par quinze ans de guerre, eussent vaincu^60 mille Prussiens énervés par une longue paix, le miracle11 était pas grand! Mais c’est un événement étonnant que cettemarche oblique de l’armée française, combinée de telle ma-Dle re, que l’armée prussienne constamment débordée pen-< tant une retraite de deux cents lieues, de Hof à Stettin, n’ar-r,v ât à l’Oder que le jour même où ce fleuve était occupé, fût Idétruite ou prise jusqu’au dernier homme,' et qu’en un mois /k roi d’une grande monarchie, le second successeur du grand IFrédéric, se vît sans soldats et sans États! C’est, disons-nous,!
Utl événement étonnant, quand on songe surtout qu’il nes a §issait pas ici de Macédoniens battant des Perses lâches et'Sùorants, mais d’une armée européenne battant une autrear coée européenne, toutes deux instruites et braves.
Quant aux Prussiens, si on veut avoir le secret de cettedéroute inouïe, après laquelle les armées et les places se ren-'tamnt à la sommation de quelques hussards, ou de quelquesc °mpagnies d’infanterie lé gère, on le trouvera dans la démo-nisation , qui suit ordinairement une présomption folle ! Aprèsdv °ir nié, non pas les victoires des Français qui n’étaient pastables, mais leur supériorité militaire, les Prussiens en furentélément saisis à la première rencontre, qu’ils ne crurent
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