EYLAU.
173
mais à l’Angleterre, qui, défendue par l’Océan, avait seule Nov. isoe.échappé au joug dont l’Europe se voyait menacée. Napoléons’était dit déjà qu’il dominerait la mer par la terre, et que siles Anglais voulaient lui fermer l’Océan, il leur fermerait lecontinent. Parvenu sur l’Elbe et l’Oder, il se confirma dans s ^f t e'mati"ecette pensée plus que jamais; il la systématisa, dans sa tête, dominerIaet il écrivit à son frère Louis en Hollande : Je vais reconquérir ,il Ï E ure. iAles colonies par la terre. Dans la fermentation d’esprit que pro-duisit chez lui le succès extraordinaire de la guerre de Prusse,il conçut les pensées les plus gigantesques qu’il ait enfantéesde sa vie. D’abord il se promit de garder en dépôt tout ce qu’ilavait conquis, et tout ce qu’il allait conquérir encore, jusqu’à ceque l’Angleterre eût restitué à la France, à la Hollande, à l’Es-pagne, les colonies qu’elle leur avait enlevées. Les puissances Napoléon
07 1 1 déclaré qu i! ne
continentales n’étant au fond que les auxiliaires subventionnés ie 'des a États Unde l’Angleterre, il résolut de les tenir toutes pour solidaires de * conquis! tantla politique britannique, et de poser comme principe essentiel l’Angleterre nede négociation, qu’il ne rendrait à aucune d’elles rien de ce 'Tel^coi'oiies*
..... i,i i , qu’elle aprises
qu’il avait pris, tant que l'Angleterre ne rendrait pas tout ou à la France, à
la Hollande, à
partie de ses conquêtes maritimes. Deux négociateurs prus- l’Espagne,siens, MM. de Lucchesini et de Zastrow étaient à Charlotten-bourg, invoquant un armistice et la paix. Il leur fit répondre “ j® 1 p^usse^etpar Duroc, demeuré l’ami de la cour de Berlin, que quant à s é u u 'iement d unla paix, il n’y fallait pas penser, tant qu’on n’aurait pas amené a s ™'1î! C rem?s d e ël’Angleterre à des vues plus modérées, et que la Prusse et im piaces to de es
i, i . l'Oder et de la
1 Allemagne resteraient en ses mains comme gage de ce que vistuie.
l’Angleterre avait dérobé aux puissances maritimes; mais que
P°ur un armistice il était prêt à en accorder un, à condition
qu’on lui livrerait tout de suite la ligne sur laquelle il voulait
hiverner, et dont il prétendait faire le point de départ de ses
opérations futures, la ligne de la Vislule. En conséquence il
^mandait qu’on lui abandonnât sur-le-champ les places de la
Silésie, telles que Breslau, Glogau, Schweidnitz, Glatz, et
foutes celles de la Yistule, telles que Dantzig, Graudenz, Thorn,