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I.XVBE XXVI.

Nov. 1606. mettre immédiatement à exécution Le maréchal Mortier, quiLe maréchal avait déjà envahi la Hesse, fut chargé de se diriger en toute

Mortier chargé , _ ... ...

dWcuter. en hâte sur Jes villes anseatiques, Brême, Hambourg, Lubeck,

Allemagne, le 1 7 7 n ’

<u Berlin et s ’ em P arer non-seulement de ces villes, mais des portsdu Mecklembourg et de la Poméranie suédoise, jusqu’aux

bouches de l’Oder. Il lui était prescrit d’occuper les riches

entrepôts des villes anséatiques, d’y saisir les marchandisesd’origine britannique, d’y arrêter les négociants anglais, etde faire tout cela avec ponctualité, exactitude et probité. C’estparce qu’il espérait du maréchal Mortier, plus que de toutautre, une exécution également rigoureuse et probe, que Na-poléon l’avait chargé d’une pareille commission. Il lui ordonnad’amener en Allemagne un certain nombre de marins tirés dela flottille de Boulogne, de les faire croiser dans des embar-cations aux embouchures de l’Elbe et du Wéser, d’armer decanons toutes les passes, et de couler à fond tout bâtimentsuspect qui chercherait à forcer le blocus.

Tel fut le blocus continental, par lequel Napoléon réponditau blocus sur le papier, imaginé par l’Angleterre.

Mais pour soumettre le continent à sa politique, il fallaitN pousser u ut q ue Napoléon poussât la guerre plus loin encore qu’il ne l’avaitcontinentale fait ' L’Autriche était, il y a six mois, dans ses puissantes mains;extrémités elle y pouvait être encore dès qu’il le voudrait. La Prusse y'de'TEuJop^ 5 était actuellement. Mais la Russie, toujours repoussée quand

afin d'achever .. . . .

la soumission elle avait paru dans les régions de l’Occident, échappait neau-pui po!!tique Asa mo * ns à ses coups, en se retirant au delà de la Vistule et auNiémen. Elle était le seul allié qui restât à l’Angleterre, et ilfallait la battre, aussi complètement qu’on avait battu l’Au-triche et la Prusse, pour réaliser dans toute son étendue la

projetée porter politique de VAINCRE LA MER PAR LA TERRE. Napoléon était doUC

•» s««E s J u - résolu à s’élever au nord, et à courir à la rencontre des Rus-fro, 1 Russîef 61# ses, au milieu des campagnes de la Pologne, prêtes à s’insur-ameKé'i 0 rfdée ger à son aspect. Jamais guerrier parti du Rhin n’avait touchéd ?« r i%ogne. er à la Vistule, encore moins au Niémen. Mais celui qui avait