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fait flotter le drapeau tricolore sur les bords de l’Àdige, du Nov. îsœ.
Nil, du Jourdain, du Pô, du Danube, de l’Elbe, pouvait, etdevait exécuter cette marche audacieuse 1 Toutefois, sa pré-sence dans les régions du nord, suscitait à l’instant une im-mense question européenne, c’était le rétablissement de laPologne. Les Polonais avaient toujours dit : La France est notreamie, mais elle est bien loin 1 — Quand la France s’approchaitde la Pologne jusqu’à l’Oder, l’idée d’une grande réparationoo devait-elle pas devenir chez l’une le sujet d’une espérancefondée, chez l’autre le sujet d’un projet réfléchi ? Ces infortu-nés Polonais, si léeers dans leur conduite, si sérieux dans Le* Polonais,
* ~ en apprenant
murs sentiments, poussaient des cris d’enthousiasme, en ap- de à
Prenant nos victoires, et une foule d’émissaires accourus àBerlin, conjuraient Napoléon de se porter sur la Vistule, lui Xsecoufs 1 'Promettant leurs biens, leurs bras, leurs vies, pour l’aider à de^constituer la Pologne. Ce projet, si séduisant, si généreux,s > Politique s’il eût été plus praticable, était l’une de ces en-reprises , dont l’imagination ébranlée de Napoléon devait s’é-prendre en ce moment, et l’un de ces spectacles imposants'lu’il convenait à sa grandeur de donner au monde. En se trans-portant au milieu de la Pologne il ajoutait, il est vrai, auxdifficultés de la guerre actuelle, la difficulté la plus grave det0ute s, celle des distances et du climat; mais il enlevait à la^ ru sse et à la Russie les ressources des provinces polonaises,r cssources considérables en hommes et en denrées alimen-fiôres; il sa p a i t la base de la puissance russe; il essayait derer *dre à l’Europe le service le plus signalé qu’on lui eût ja-^ a >s rendu ; il ajoutait de nouveaux gages à ceux dont il étaitJ à nanti, et qui devaient lui servir à obtenir de l’Angleterrees restitutions maritimes au moyen de restitutions continen-tales - Les vastes pays placés sur la route du Rhin à la Vistule, for £! p , 0 ep“jetauses de faiblesse pour un général ordinaire, allaient devenir J® $«tuio.le plu S grand des capitaines, des sources abondantes en° Ses nécessaires à la guerre; il allait en tirer, grâce à une
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