Band 
[Vol. 4.]
Seite
180
JPEG-Download
 

180

LIVRE XXVI.

Nov. lac 6. habile administration, vivres, munitions, armes, chevaux,argent. Quant au climat, si redoutable dans ces contrées ennovembre et décembre, il en tenait compte sans doute, maisil était résolu dans cette campagne à s’arrêter sur la Vistule.Si on la lui livrait par l’armistice proposé, il avait le projetde s’y établir; si au contraire on la lui contestait, il voulait laconquérir en quelques marches, y faire camper ses troupespendant la durée de l’hiver, les y nourrir avec les blés de laPologne, les y chauffer avec les bois de ses forêts, les recru-ter avec de nouveaux soldats venus du Rhin, et au printempssuivant, partir de la Vistule pour s’enfoncer au nord, plusavant qu’aucun homme ne l’avait jamais osé.

Excité par le succès, poussé par son génie et par la fortuneà une grandeur de pensées à laquelle aucun chef d’empire oud’armée n’était encore parvenu, il n’hésita pas un instant surle parti à prendre, et il disposa tout pour s’avancer en Pologne-11 avait bien, en passant le Rhin, fait entrer dans ses dessein*l’idée d’une audacieuse marche au nord, mais vaguement-C’est à Berlin, et après les succès si rapides et si éclatantsobtenus sur la Prusse, qu’il en forma le projet sérieux.

Cependant à tout ceci il y avait, outre les périls inhérentsà l’entreprise elle-même, un danger particulier que Napoléonne se dissimulait pas, c’était l’impression qu’en éprouveraitw“aTt p tein“de l’Autriche, laquelle, bien que vaincue, et vaincue jusqu’à 1®'

l'Autriche en . , . cinll

•*«raoçant puisement. pouvait néanmoins être tentée de saisir roccasw

en Pologne. 1

pour se jeter sur nos derrières.

La conduite actuelle de cette cour était de nature à inspi rerplus d’une crainte. Aux offres d’alliance que Napoléon lui avaltfait parvenir à la suite de ses entretiens avec le duc de "Wurtzbourg, elle avait répondu par des démonstrations aff® c ^ eSde bienveillance, feignant d’abord de ne pas comprendre 1® Souvertures de notre ambassadeur, et quand on s’était expli-qué d’une manière plus claire, alléguant qu’unrapprochen>e nttrop étroit avec la France entraînerait de sa part une ruptu re