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[Vol. 4.]
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abattirent les fausses joies des Autrichiens. La cour de Vienne, Janv - 180T -tant pour rassurer Napoléon par une démarche amicale, quepour avoir au quartier-général français un informateur exact,demanda l’autorisation d’envoyer à Varsovie M. le baron deVincent. Les ministres des cours étrangères, qui avaient voulusuivre M. de Talleyrand à Berlin, quelques-uns même à Var-sovie , avaient été poliment éconduits, comme témoins incom-modes et souvent fort médisants. On consentit toutefois à re-cevoir M. de Vincent, par ménagement pour l’Autriche, et pourlui fournir aussi un moyen direct d’être instruite de la vérité,qu’on avait plutôt intérêt à lui faire connaître qu’à lui cacher.

M- de Vincent arriva vers la fin de janvier à Varsovie.

Tandis que Napoléon employait le mois de janvier 4807,soit à consolider sa position sur la Vistule et sur l’Oder, soità grossir son armée de renforts venus de France et d’Italie,soit enfin à soulever l’Orient contre la Russie, se tenant prêt^ faire face à toute attaque immédiate, mais n’y croyant guère,ks Russes lui en préparaient une, et des plus redoutables,

Malgré les rigueurs de la saison. Après l’affaire de Pultusk, le État <ie

° ° 1 armee russe

général Benningsen battu, quoi qu’il en eût dit, car on ne se |a b »P"js deret ire pas en toute hâte lorsqu’on est victorieux, avait passé [f e s

Narew, et se trouvait dans le pays de landes, de maréca- Gol- sSidauî de§ es et de bois, qui s’étend entre la Narew et le Bug. Il y avaitrec Ueilli deux divisions du général Buxhoewden, fort inutile-ment laissées par celui-ci à Popowo, sur le Bug, pendant lesdeniers engagements. Il remonta la Narew avec ces deux di-ssions , et celles de son armée qui avaient combattu à Pul-loslt. Dans ce même moment, les deux demi-divisions du gé-^eral Benningsen, qui n’avaient pu le rejoindre, ralliées auxdeux divisions du général Buxhoewden qui étaient à Golyminet à Makow, restaient sur l’autre rive de la Narew, dont lesP°nts venaient d’être emportés par les glaces. Les deux por-° ns de l’armée russe, réduites ainsi à l’impossibilité de com-Snniquer entre elles, remontaient les rives de la Narew,

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