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Il ordonna de confectionner à [Paris meme une quantité Mars 180 ~-
c onsidérable de souliers, de bottes, d’objets de harnachement, Fournitures. ' J > commandées à
*lo voitures d’artillerie, pour occuper les ouvriers de la capi-l ale. Les objets fabriqués à Paris étaient de meilleure qualité (le "“',"^£, 1 ,,f l*ie ceux qu’on fabriquait ailleurs. Il s’agissait seulement de,e s transporter en Pologne. Napoléon avait inventé pour celaexpédient aussi simple qu’ingénieux. À cette époque, unec °mpagnie d’entrepreneurs était chargée des transports del’armée, et fournissait à un prix déterminé les caissons quiPartaient le pain, les bagages, tout ce qui suit enfin les trou-P es > même les plus légèrement équipées. Napoléon avait «Jtéfrappé au milieu des boues de Pultusk et de Golymin, du peu*fr zèle de ces voituriers, enrôlés par l’industrie privée, defrur peu de courage dans les périls, et de même qu’il avaitv °ulu organiser militairement les conducteurs de l’artillerie,
*1 voulut organiser militairement aussi les conducteurs desl'agages, pensant que le péril étant à peu près égal pour tousCe Ux qui concourent aux divers services d’une armée, il fal-lait les lier tous par le lien de l’honneur, et les traiter en mi-Htnires, pour leur en imposer les devoirs. Il avait donc or-^ 0r >né de former successivement à Paris des bataillons du
h’am, chargés de la conduite des équipages, de construire descaissons, d’acheter des chevaux de trait, et quand on aurait0| 'ganisé le personnel et le matériel de ces bataillons, de lesacheminer vers la Vistule. Au lieu de venir a vide, ,ccs nou-veaux équipages militaires devaient transporter les objets^ équipement fabriqués à Paris. Ces objets pouvaient arriveiu le >ups sur la Vistule, car il fallait deux mois pour le trajet,^ h était possible que la guerre en durât encore cinq ou six.Napoléon se proposait par cet ensemble de mesures de remé-à la stagnation momentanée du commerce, et de suppléeraux consommations de la paix par les consommations de «*Süerre. L’une en effet ne consomme pas moins que l’autre, etl^and l’argent ne manque pas, une administration habiletom. vn. 22