FRIEDLAND ET TILSIT. 369
'oférieurs à tout ce qu’elle avait perdu depuis quinze années. Mars 1807.toutefois elle les aurait acceptés sans doute, tout insuffisantst l u fis étaient, si elle eût pensé que, dans l’état du monde,quelque chose pût être donné d’une manière solide et durable.
^uis au milieu du remaniement continuel des États européens,e fie ne croyait à rien de stable, et elle n’était pas disposée àRendre, pour dédommagement de provinces héréditaires,anciennement attachées à sa maison, des provinces données^ ar la politique du moment, pouvant être retirées aussi légè-ret Uent qu’elles seraient données, et qu’il eût fallu d’ailleursacheter par une guerre contre ses alliés ordinaires, au profitcelui qu’elle accusait d’étre l’auteur de tous ses maux.
^' ns i, de la part de Napoléon, rien ne devait lui inspirerattrait ou confiance. Son refus à toutes les offres qui vien-a *ent de lui était certain d’avance. Mais, pressée de ques-l,0tls > elle ne pouvait se renfermer, ou dans un silence ab-S °' u ) ou dans un refus général d’écouter aucune proposition.
^*le imagina donc une démarche qui lui fournissait, pour l’ins-lant ) Une réponse convenable, et qui lui assurait plus tard le rembarras,fl °y e n de profiter des événements, quels qu’ils fussent. En le mëdîa'tbn.c °Uséq U ence elle eut l’idée d’offrir à la France sa médiation^Près des cours belligérantes. Rien n’était mieux calculé pourPosent et pour l’avenir. Pour le présent, elle prouvaitelle voulait la paix, en y travaillant elle-même. Pour l’ave-> e Pe travaillait franchement à cette paix, et elle avait soindiriger les conditions dans un sens conforme à sa politi-l ? Ue > s i Napoléon était victorieux. Si au contraire Napoléonvaincu, ou seulement demi-victorieux, elle passait d’une^fiiation modeste à une médiation imposée. Elle le modérait^ accablait selon les circonstances. Elle se ménageait, enfoi 11104 ’ Un mo y en d’outrer à volonté dans la querelle, et une
outrée, de s’y conduire suivant ce que lui conseillerait lafortune.
de Stadion chargea M. le baron de Vincent de répondreVU. 24