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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Mars [soi. Hollande, le Hanovre, le Mecklenbourg, et venir se joindreen Allemagne aux deux divisions Boudet et Molitor. ils avaientordre d’exécuter cette marche plus tôt, si la conduite de l’Au-triche le rendait nécessaire, et ils devaient, dans tous les cas,laisser après eux les cinq nouvelles légions, dont la présenceserait utile, môme avant que leur organisation fût achevée.

Au moyen de cette combinaison, Napoléon allait avoir avecles divisions Boudet et Molitor, avec les 25 mille hommestirés de la Normandie et de la Bretagne, avec les 60 ou 70j mille auxiliaires, Allemands, Italiens, Espagnols, Hollandais,; un second rassemblement de plus de 100 mille hommes, sur- l’Elbe, indépendamment des deux corps des maréchaux Mor-! lier et Latines, dont le rôle était de lier l’armée de réservej avec la grande armée active de la Vistule. Doué d’un admi-rable talent pour mouvoir ses masses, il pouvait, en repliantsa queue sur sa tête, ou sa tête sur sa queue, sa gauche sursa droite, ou sa droite sur sa gauche, porter le gros de sesforces, ou en avant sur le Niémen, ou en arrière sur l’Elbe,

( ou à droite sur l’Autriche, ou à gauche sur le littoral. Avectout ce qu’il venait d’amener, avec tout ce qu’il devait amenerplus tard, il ne compterait pas moins de 440 mille hommesen Allemagne, dont 360 mille Français et 80 mille alliés. Ja-mais de tels moyens n’avaient été réunis avec cette puissance,avec cette vigueur, avec cette promptitude.

De tous ces renforts il n’y avait d’arrivés que les nouveauxrégiments tirés de b rance et d’Italie, les régiments provisoiresqui chaque jour venaient recruter les rangs de la grande a'"mée, les Bavarois et Wurtemburgeois agissant en Silésie, l eSHollandais sur la Baltique, et les troupes de Mortier répanduesdevant Stralsund, Colberg et Dantzig. Les ordres étaient pu'-lis pour les divisions Boudet et Molitor, pour les autres trou-pes italiennes, allemandes, espagnoles et françaises.l:LTch''Àl: Le maréchal Brune, qui se trouvait au camp de Boulogne

ment'ii" ll en qualité de général en chef, et que recommandait touj° l,lS