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[Vol. 4.]
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KRIEDLAND ET Ttl.SlT.

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vus de tout ce qui leur était nécessaire en hommes et en ma- Mars l80T -tériel. Ces régiments présentaient une force d’à peu près 36mille hommes. Ils devaient être secondés, comme on l’a vu,par quelques détachements de gardes nationales, dont 6,000hommes à Saint -Omer, 3,000 à Cherbourg, 3,000 entre Oleronet Bordeaux, par 10 mille marins de la flottille de Boulogne,par 3 mille ouvriers enrégimentés à Anvers, 8 mille à Brest,

3 mille à Lorient, 4 mille à Rochefort, par 12 mille gardes--côtes, et par 3 mille hommes de gendarmerie, qu’on était tou-jours à même de réunir sur un point, en appelant cette milicede vingt-cinq lieues à la ronde. C’était une force de près de90 mille hommes le long des côtes, pouvant donner 25 ou 30mille hommes sur la partie du littoral qui serait attaquée. Na-poléon imagina de remplacer les troupes régulières des campsde Boulogne, Saint-Lô, Pontivy, Napoléonville, par une nou-velle création. 11 ordonna de former cinq légions, composéesavec des officiers pris dans l’armée, et avec des conscrits tirésdes deux dernières conscriptions, commandées par cinq sé-nateurs , fortes chacune de six bataillons et de six mille hom-mes, les cinq de trente bataillons et de 30 mille hommes. Ellesdevaient faire leur éducation eu stationnant sur les côtes de'Océan. L’état de guerre permanent en France depuis quatre-v mgt-douze, avait procuré une telle quantité d’officiers, qu’onlle manquait jamais de cadres pour les créations de nouveauxCor ps. Les éléments de ces cinq légions ne pouvaient être

ré m»is, il est vrai, avant deux ou trois mois, c’est-à-dire avantla c

*m de mai ou le commencement de juin. Mais les troupes

i'reatiori decinq légionsymir la gardedes côtes.

des

camps n’allaient pas quitter encore le littoral. Si en mai,

> on ne voyait pas les Anglais se diriger sur les côtes de^ rj mce, si on les voyait, au contraire, faire voile vers les côtese ''Allemagne, vingt-cinq mille vieux soldats des camps de-Va 'cnt suivre le mouvement des escadres anglaises, remonterQ même temps qu’elles les bords de la Manche, de la mer11 ^ or d, de la Baltique, par la Normandie, la Picardie, laTu «- VU. 25