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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVII.

Mars 1807.

I.e grWTfll(■rantljcuiicontraintpar le generalKssen

il’abamloimcrle biocasdo Stralsurul.

d’Anglais, de Suédois, et, nouveau Gustave-Àdolplphe, d’es-sayer une descente brillante sur le continent de l’Alle-magne. Mais Napoléon, maître absolu de ce même continent,avait obligé les troupes suédoises à se renfermer dans Stral-sund, où elles se trouvaient comme bloquées dans une têtede pont. Le roi de Suède, fort vif avec ses ennemis, mani-festait un grand mécontentement de la Russie, mais surtout del’Angleterre, qui ne lui envoyait pas un soldat, et qui de pluslui ménageait les subsides avec une rare parcimonie. Aussi,renfermé de sa personne dans ses États, depuis qu’il ne luiétait plus permis de voyager sur le continent, vivait-il àStockholm, triste, isolé, laissant le général Essen à Stral-sund, avec un corps de 15 mille hommes de bonnes troupes.Le général Essen, averti de ce qui se passait devant lui, nerésista point à la tentation de forcer la ligne du blocus, queles Français défendaient avec trop peu de forces. Il déboucha,dans les premiers jours d’avril, à la tête de 15 mille Suédois,contre le général Grandjean, qui avait à peine 5 à 6 mille hom-mes à leur opposer, dont moitié tout au plus de Français-Le général Grandjean, après s’étre défendu vaillamment de-vant la place, se vit menacé d’étre tourné sur ses ailes, et fiRobligé de se retirer d’abord sur Ancklam, puis sur Uncker'munde et Stettin. (Voir le carte n° 37). Il fit une retraite enbon ordre, secondé par la bravoure des F’rançais et des H<d'landais, perdit peu de soldats sur le champ de bataille, i«a lSune assez grande quantité d’effets militaires, et quelques dé-tachements isolés qui n’avaient pu être recueillis, surtout dan sles îles de Usedom et de Wollin, qui ferment le Grosse-Ih*^'Cette surprise produisit une certaine émotion sur les dei'rières de l’armée, notamment à Berlin, où une population en 'nemie, profondément chagrine, avide d’événements, cfaei'chait dans toute circonstance imprévue un aliment à ses esp e 'rances. Mais la fortune de la France, alors si brillante, ne p° uvait laisser à ses adversaires que de courtes joies. D anS