FRIEDLAND ET T1LS1T.
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moment arrivaient sur l’Elbe et l’Oder quelques-uns des régi-ments venus de France, entre autres le 15 e de ligne, et plu-sieurs des régiments provisoires de marche. Le général Clarke,lui administrait Berlin avec sagesse et fermeté, fit partir sur-le-champ le 1 b' de ligne, pour renforcer le général Grandjeana Stettin. 11 y joignit un régiment provisoire, et divers esca.-( !rons de cavalerie qui étaient disponibles dans le grand dépôtde Potsdam. De son côté, le maréchal Mortier rebroussa che-min à la tête du 72 e , et de plusieurs détachements italienstirés de Colberg. Ces troupes réunies à la division Grandjean,suffisaient pour punir les Suédois de leur tentative. Le maré-chal Mortier les distribua en deux divisions, sous les générauxGrandjean et Dupas, rangea le 72 e , le 15 e de ligne et les Hol-landais dans la première, le 4 e léger, le 58 e de ligne et quel-fiues Italiens dans la seconde, laissa les régiments provisoiresPour couvrir sa gauche et ses derrières, et marcha à l’ennemiavec cette résolution tranquille qui le caractérisait. Il chassa lesSuédois de position en position, les ramena sur la Peene, passacette rivière malgré eux, et les rejeta sur Stralsund, avecune perte de quelques centaines de tués et de deux mille pri-sonniers. La course des Suédois, commencée dans les pre-miers jours d’avril, était finie le 18. Le général Essen, croi-ssant que la Poméranie entière ne lui fût bientôt enlevée, vou-* llt la sauver par un armistice. Un parlementaire vint offrir deSa part au maréchal Mortier de neutraliser cette province , en^ suspendant toute espèce d’hostilités. Puisqu’il nous était im-l'° s sible d’assié ger Stralsund, rien ne pouvait mieux nousc °Uvenir que de fermer une issue, par laquelle les AnglaisaUr aient pu pénétrer en Allemagne, et de rendre en mêmele mps disponibles pour le siège de Dantzig les troupes qu’ilaur mt fallu laisser dans la Poméranie suédoise. Le maréchal*'!°rtier, connaissant à ce sujet les desseins de Napoléon, con-Se utii à un armistice, en vertu duquel les Suédois promel-ta 'ent d’observer une neutralité absolue, de n’ouvrir la Poiné-
Mars 1807.
Les Suédoisvivementrauienes parle maréchalMortier.
Armistice <juineutralisela Poméraniesuédoise.