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[Vol. 4.]
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EKIKOLAND ET T1LS1T.

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renferme un vaste port, et contient les richesses du commerce Mars tso7.du Nord. Maître de Dantzig, Napoléon ne pouvait plus êtreébranlé dans sa position de la basse Vistule; il enlevait auxcoalisés le moyen de tourner sa gauche, et entrait en posses-sion d’un immense dépôt de blés et de vins, suflisant pouralimenter l’armée pendant plus d’une année. 11 était donc im-possible de mieux utiliser l’hiver qu’à faire une pareille con-quête. Mais elle exigeait un long siège, tant à cause des ouvra-ges de la place, que de la forte garnison chargée de la défen-dre. Si, dès le début de la campagne, Napoléon avait pubrusquer un pareil siège, il est présumable que les défensesde Dantzig, qui étaient en terre et de plus fort négligées,auraient cédé devant une attaque imprévue. Mais Napoléonn’avait alors ni troupes disponibles, ni grosse artillerie, et ils’était vu réduit à bloquer Dantzig avec quelques Allemandset quelques Polonais auxiliaires, soutenus par un seul régi-rent français, le 2 e léger. Le roi de Prusse averti avait donceu le temps de mettre en état de défense une place, qui étaitle dernier boulevard de son royaume, le plus vaste dépôt deses richesses, et tant qu’elle restait en ses mains un dangersérieux pour Napoléon. 11 y avait mis une garnison de 18rille hommes, dont 14 mille Prussiens, et 4 mille Russes. Il‘ui avait donné pour gouverneur le célèbre maréchal Kalk-re uth, en ce moment oisif et médisant à Kœnigsberg, et fortPropre à un tel commandement. 11 n’était pas à craindre que L fniaresciiaiCe vieil homme de guerre, qui venait de condamner à mort cl “ r jfe n g® la

commandant de Steltin, pour avoir livré le poste conlié à de 1,iUltz ' s ’Sa garde, opposât une médiocre résistance aux Français. APeine arrivé, le maréchal Kalkreuth acheva de brûler les,1 ches faubourgs de Dantzig, que son prédécesseur avait com-n 'encé de livrer aux flammes, s’attacha à réparer les ouvrages,

H relever l’esprit de la garnison, et à intimider quiconqueSe, ’ait tenté de se rendre.

Dantzig n’était donc plus, en mars 1807, une place ruinée