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[Vol. 4.]
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Mars 1807.

Siège

de Dantzig.

Importancede Dantzig.

300 LIVRE XXVII.

ranie à aucun ennemi de la France, et de ne fournir aucunsecours, ni à Colberg, ni à Dantzig. Toute reprise d’hostilitésdevait être précédée d’un avis donné dix jours d’avance.L’armistice fut envoyé à Napoléon afin qu’il y donnât sonapprobation.

Napoléon ne pouvait raisonner autrement que son lieute-nant, car le motif qui l’avait porté à réduire au moindre nom-bre possible les troupes placées devant Stralsund, devait ledisposer à l’acceptation d’un armistice qui annulait Stralsund,sans distraire aucune partie de nos forces pour en faire leblocus. Il accepta donc l’armistice proposé, à condition que ledélai pour dénoncer la reprise des hostilités serait étendu, dedix jours, à un mois.

Le général Essen souscrivit à l’armistice ainsi modifié, etl’envoya à Stockholm, afin d’obtenir la ratification royale. Lemaréchal Mortier dut, en attendant, rester sur la Peene avecses forces, et les transporter ensuite vers Stettin, Colberg etDantzig, en laissant toutefois les Hollandais, pour surveillerla province neutralisée.

Du reste, si les Suédois nous avaient servis en adoptant cetarmistice, ils s’étaient servis eux-mémes, car les forces fran-çaises s’accumulaient à Berlin. Le 3 e de ligne, tiré de Brau-nau, et fort de 3,400 hommes, quatre ou cinq régiments pro-visoires en marche du Rhin à l’Elbe, le 15 e de chasseurs enremonte dans le Hanovre, enfin le 19 e de ligne, parti d ucamp de Boulogne, venaient d’être dirigés sur la Poméranie-Les Suédois auraient payé de leur destruction totale le temp squ’ils eussent fait perdre à nos troupes.

Sur ces entrefaites, Dantzig venait d’être investie, et l eStravaux du siège avaient commencé. Napoléon ne voula' 1d’abord que bloquer cette place. La guerre se prolongeant,résolut d’employer l’hiver à la prendre. Elle en valait lapem e-Dantzig, en effet, commande la basse Vistule, domine les fu-tiles plaines que ce fleuve parcourt vers son embouchure,