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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT.

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au Hagelsberg par un terrain ondulé mais continu. Pour ap- Mars l80 '-procher du Bischoffsberg, on rencontrait un ravin profond,dans lequel il n’était pas facile de pratiquer des cheminements,et dans lequel aussi on courait risque d’étre précipité, lors-qu’on voudrait le franchir pour monter à l’assaut. Outre quele Hagelsberg était plus facile à prendre que le Bischoffsberg,la position après qu’on l’avait pris, était meilleure. De l’uncomme de l’autre, on dominait également la place, et on pou-vait l’accabler de feux. Mais, si ces feux ne suffisaient pas pourla réduire, et qu’il fallût descendre des hauteurs pour forcer laseconde enceinte, on trouvait en descendant du Hagelsberg,depuis le bastion de Heilige-Leichnams jusqu’au bastion Sainte-Élisabeth, un front saillant, et qui, n’étant flanqué d’aucuncûté, devait offrir peu de difficultés à l’assiégeant. (Voir lacarte n° 41 .) En descendant du Bischoffsberg au contraire, ontrouvait, depuis le bastion Sainte-Élisabeth jusqu’au bastionde Sainte-Gertrude, un rentrant flanqué de toutes parts, etde plus exposé au feu de plusieurs cavaliers fort’élevés. Enfin,une raison tirée de la situation générale devait décider l’attaquesur le Hagelsberg. Cette attaque rapprochait nos principalesforces de la basse Yistule, et c’était en effet par la basse Yis-tule qu’il fallait songer à investir la place, en attirant sur cePoint le corps détaché du général Schramm, en lui donnant1 a main pour passer dans l’lle de Holm, en isolant ainsi Dant-du fort de Weichselmtinde. Ces raisons étaient convain-cantes , et convainquirent Napoléon lui-même. Le général Kir-§ e ner, placé sous le général Chasseloup, avait eu l’idée de fixerI e point d’attaque plus à gauche encore, vers la porte d’Oliva,

^ a, is le terrain bas, compris entre le Hagelsberg et la Vistule,c ontre l’ile de Ilolm. On ne s’arrêta pas à cette idée, car ila nrait fallu enlever d’abord l’enceinte extérieure, exi essuyant^ gauche les feux de l’île de Holm, et puis attaquer la secondeenceinte, en essuyant à droite les feux du Hagelsberg. Unefclle manière d’opérer n’était pas admissible.t°m. vu.

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