FRIEDLAND ET TILSIT.
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leurs feux avec ceux des troupes établies dans le Nehrung. Avri1 1807 •
On se garantit de ce côté par une gabionuade de 200 toisesde longueur. Un brave officier nommé Tardiville s’était logéavec une centaine d’hommes dans une maison au bord de lafistule, et s’y soutenait malgré les projectiles de l’ennemiavec une telle opiniâtreté, que cette maison prit son nom pen-dant la durée du siège. Il restait à conquérir l’île de Holm pourrçue l’investissement fût complet et définitif. Mais en attendant,les bâtiments ennemis ne pénétraient qu’avec peine jusqu’àDantzig. Plusieurs barques en effet avaient été prises, et unec °rvette ayant essayé de remonter la Yislule, s’était vue arrê-te par le feu des deux rives. Les soldats conduits par un of-ficier du génie nommé Lesecq, avaient sauté par-dessus lesre tranchements, s’étaient placés à découvert sur la rive duûeiive, et accablant de leur mousqueterie le bâtiment ennemi,
1 avaient obligé à se retirer. Le capitaine Lesecq eut son sabreer nporté par un biscaïen, sans être atteint lui-méme.
On était au 20avril. Il y avait un mois et demi qu’on se trou-v ait devant la place, et 20 jours que la tranchée était ouverte,la grosse artillerie venait d’arriver, partie de Breslau, partiede Stettin, partie de Thorn et Varsovie. Il ne manquait quede s munitions. Cependant on pouvait ouvrir le feu des batte-Des de la première et de la seconde parallèle. On avait toutd ' s posé pour le commencer le 20, lorsqu’une affreuse tempête te “ 0 j£ bl * uid équinoxe, apportant des torrents de neige, encombra les | ( .s n t t "J"„P t dulr anchées, et y interrompit le travail. 11 fallut passer deux jours sii; s e -a le s déblayer, et nos soldats bivouaqués en plein air, sousCe r ude climat, rendu plus rude encore par un hiver retardé,eure nt cruellement à souffrir. Enfin le 23 dans la nuit, cin-^ante-huit bouches à feu, qui consistaient en mortiers, obu- j ^“* r u."Slers i pièces de vingt-quatre et de douze, tirèrent à la fois, etj^dnuèrent à battre la place pendant toute la journée du 24.
ar tillerie ennemie qui avait réservé ses moyen pour tenirl ^ e à la nôtre, riposta vivement, et avec assez de justesse.