410
LIVRE XXVII.
Avril 1807. Mais après quelques heures de ce combat à coups de canon,supérieurement dirigé par le général Lariboissière, un grandnombre d’embrasures de l’ennemi furent bouleversées, beau-coup de ses pièces démontées, et un violent incendie, allumépar des obus partis de la fausse attaque, éclata dans l’inté-în'ccndtes r * eU1 ' de la ville. On voyait des colonnes de fumée s’élever àla ville, et sont la hauteur des plus grands édifices, témoignage sinistre des
éteints par _
la garnison, ravages que nous avions causés. Néanmoins le maréchal KalJv-reuth réussit à éteindre le feu, au moyen des eaux abondan-tes dont la ville était pourvue. Il ne parut nullement ébranlé-Le lendemain 25 , le maréchal Lefebvre, pour sonder ses dis-positions , lui fit annoncer qu’on allait tirer à boulets rouges.Il ne répondit pas. Alors on recommença le feu de toutes nospièces avec plus d’énergie, et on alluma un nouvel incendie,encore éteint par le concours de la garnison et des habitants-Le feu violent de notre artillerie attirant sur elle les projectilesennemis, avait produit une diversion utile à nos travaux d’ap-proche, qui, devenus plus faciles, avancèrent plus rapide-ment. Grâce au dévouement des troupes du génie, creusantle sable au milieu des bouiets qui bouleversaient la tête desde’îîtrofslè'më* sa P es > C I U ' emportaient les gabions et les sacs à terre, °°^â r nùu e du a s5 P oussa l es zigzags jusqu’à la troisième parallèle, ouverte end 0au 26 avril, (j ans ] a nu j( du 25 au 26 à la sape volante.
Dans la nuit du 26 au 27 on traça une grande partie decette parallèle, toujours à la faveur du combat des deux ar 'tilleries. Malheureusement nous ne possédions pas une assezgrande quantité de bouches à feu et de munitions. Nous tirionsà peine deux mille coups par jour, quand l’ennemi en tira'ttrois mille. Nous avions beaucoup de pièces en fer, quitaient dans les mains de nos artilleurs, et faisaient autant demal que les projectiles ennemis. Nos soldats su ppléaient cep ensortie de dant à l’infériorité du nombre par la justesse du tir. Le
l’ennemi contre 1 J rtieS*
la p*rauld? e l’ en,iem ‘ voulut reprendre l’offensive au moyen des sor ,W.v’ÎÏl Profitant de ce que les travaux de la troisième parallèle n