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LIVRE XXVII.

Avril 1807.

On a recours àl’Empereurpour avoir sonavis.

Napoléon veutqu’on persistedans l’emploides moyensréguliers,et réprimandele maréchalLefebvre.

impatience, on n’osa pas risquer une pareille témérité sansprendre les ordres de l’Empereur.

Heureusement il était à une trentaine de lieues, et on pou-vait avoir sa réponse en quarante-huit heures. Il serait mêmevenu la donner en personne, si la présence du roi de Prusseet de l’empereur de Russie au quartier-général de Bartenstein,ne lui eût fait craindre de leur part quelque entreprise contreses quartiers d’hiver. Dès qu’il eut reçu la lettre du maréchalLefebvre, il se hâta de modérer les ardeurs de ce vieux sol-dat, en lui adressant une forte réprimande. 11 lui reprochavivement son impatience, son dédain pour la science qu’’*n’avait pas, son mauvais langage à l’égard des auxiliaires. "Vous ne savez, lui écrivit-il, que vous plaindre, injurier nosalliés, et changer d’avis au gré du premier venu. Vous vouliezdes troupes, je vous en ai envoyé; je vous en prépare encore jet, comme un ingrat, vous continuez à vous plaindre, sai )Ssonger môme à me remercier. Vous traitez les alliés, et notam-ment les Polonais et les Badois, sans aucun ménagement- I* sne sont pas habitués au feu, mais cela viendra. Croyez-vo uSque nous fussions aussi braves en quatre-vingt-douze, c l u ®nous le sommes aujourd’hui, après quinze ans de guerreAyez donc de l’indulgence, vieux soldat que vous êtes, P° urles jeunes soldats qui débutent, et qui n’ont pas encore v ° trsang-froid au milieu du danger. Le prince de Baden, que v ° uavez auprès de vous (ce prince s’était mis â la tête desdois, et assistait au siège de Dantzig), a voulu quitter les d° u

ceurs de la cour, pour mener ses troupes au feu. Tém<>>S ne *

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lui des égards, et tenez-lui compte d’un zèle que ses p dn’imitent guère. La poitrine de vos grenadiers, que vouslez mettre partout, ne renversera pas des murailles- H ^laisser faire vos ingénieurs, et écouter les avis duChasseloup, qui est un savant homme, et auquel vousvez pas ôter votre confiance, sur le dire du premier p e ™liqueur, se mêlant de juger ce qu’il est incapable de comp