FRIEDLAND ET TILSIT.
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m au travail, ni au feu. Les Polonais de nouvelle levée avaientdu zèle, mais aucune habitude de la guerre. Les soldats de lalégion du Nord, très-prompts dans les attaques, se disper-sent à la moindre résistance. Comme tous ces auxiliairesétaient enclins à la désertion, on avait soin de les pourvoirav ec les magasins du quartier-général, pour ne pas les laisserc °urir dans les villages environnants, de telle sorte qu’onétait obligé de les nourrir beaucoup mieux que les Français,Soiqu’ils fussent loin de servir aussi bien. Le maréchal Le-l®bvre parlait d’eux dans les termes les plus outrageants, di-Sa ‘t sans cesse qu’ils ne savaient que manger, traitait de gri-moire tous les raisonnements des ingénieurs, prétendait qu’iletl ferait plus qu’eux avec la poitrine de ses grenadiers, etv °ulait absolument mettre fin au siège au moyen d’un assautgénéral.
Le projet était téméraire, car on se trouvait loin encore desouvrages de la place, et en s’élançant dans le fossé, on devaitre Ucontrer ces redoutables palissades, qui remplaçaient àDantzig les escarpes en maçonnerie. Le génie, comme il estd’usage dans les sièges, ne s’entendait pas avec l’artillerie.^ expliquait par la nature mobile du sol, par l’insuffisance deProtection qu’il recevait de l’artillerie, par le trop petit nombrebons travailleurs, la lenteur de ses cheminements. L’arlil-®rie répondait qu’elle avait trop peu de bouches à feu, tropP eu de munitions, pour égaler le feu de l’ennemi, et qu’elle116 Pouvait mieux faire. En conséquence, le maréchal, pour
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mettre tous d’accord, proposa d’en finir en donnant l’as-avant même que les travaux d’approche fussent termi-
■ Le génie, qui perdait beaucoup de monde dans ces tra-
répondit que si l’artillerie voulait, par une batterie deVol C ^ et ' renverser une rangée de palissades, il conduirait^ °ntiers notre infanterie à l’assaut du Hagelsberg. Cependant^ Russes, en 1724, avaient perdu cinq mille hommesVari t Dantzig, dans une entreprise de ce genre, tentée par
Avril 1807.
Son langage àl'egara desauxiliaires
Le maréchalLefebvre veuten finir par unassaut avantl'achèvementdes travauxd’approche.