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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT-

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vingt-quatre. Le maréchal Lefebvre, toujours plus impatient,demandait instamment qu’on lui rendit l’assaut praticable, enabattant la ligne de palissades qui garnissait le fond du fossé.Le génie disait que c’était à l’artillerie à les détruire par descoups de ricochets. L’artillerie, craignant que le terrain ne fûtminé, répondait qu’elle n’avait pas de place pour ses batteries.La difficulté que nous rencontrions ici était une preuve despropriétés défensives du bois, car, parvenus au bord du fossé,si nous avions eu en face une muraille en maçonnerie, au lieud’une rangée de palissades, nous eussions établi une batteriede brèche, démoli cette muraille en quarante-huit heures,rempli le fossé de ses débris, et monté à l’assaut. Mais le bou-let fracassait la tète de quelques-unes de ces palissades, sou-vent les écorchait à peine , et n’en renversait aucune. L’ins-tant décisif approchait; l’impatience était extrême; l’on tou-chait à ce moment d’un siège, où l’assiégé fait ses dernierseflorts de résistance, et où l’assiégeant, pour en finir, est dis-posé à tenter les plus grands coups d’audace.

Mais soudain la nouvelle se répandit chez les assiégéscomme chez les assiégeants, qu’une armée russe arrivait ausecours de Dantzig. Il y avait long-temps en effet que ce se-cours était promis, et on avait lieu de s’étonner qu’il ne fûtpas encore arrivé. Les souverains de Prusse et de Russie,réunis alors à leur quartier-général, savaient dans quel périlse trouvait Dantzig. Ils n’ignoraient pas de quelle importance*1 était pour eux d’en empêcher la conquête, car, tant qu’ilsconservaient cette place, ils tenaient en échec la gauche deNapoléon, ils rendaient précaire son établissement sur la Vis-bile, ils l’obligeaient à se priver de vingt-cinq mille hommes,employés ou au blocus ou au siège; ils lui fermaient enfin leplus vaste dépôt de subsistances qui existât dans le Nord.S’ils devaient tôt ou tard reprendre l'offensive, il valait laPeine de se hâter pour un motif aussi grave. Ils avaient poursecourir Dantzig deux moyens directs : ou d’attaquer Napoléon

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Mai 1807.

Nouvelle d’unsecoursapporté à laplace.

Diversesmanières•le secourirDantzîg.