FRIEDLAND ET TILSIT.
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main, ne pouvaient manquer d’arriver à temps. Napoléon Mai 1307 -était peu ému des puériles démonstrations faites sur sa droite,car il savait trop bien discerner à la guerre la feinte des pro-jets réels, pour qu’il fût possible de l’abuser. Il avait d’ailleursbientôt appris d’une manière certaine, qu’on se bornerait àdiriger sur Dantzig un gros détachement, soit par le Nehrung,soit par la mer, et il avait proportionné ses précautions à lagravité du danger.
Le maréchal Mortier, devenu entièrement disponible, par envoyésla conclusion définitive de l’armistice avec les Suédois, avait “leT/bvre!*'reçu ordre de hâter sa marche, et de se faire précéder àDantzig par une portion de ses troupes. En conséquence decet ordre, le 72 e de ligne venait d’arriver au camp du maré-chal Lefebvre, au moment des plus grandes agitations de celui-ci. La réserve du maréchal Lannes, préparée dans Me deNogath, commençait à se former, et, en attendant, la belledivision des grenadiers Oudinot, qui en était le noyau, avaitété placée entre Marienbourg et Dirschau, à deux ou troismarches de Dantzig. Le 3 e de ligne, tiré de Braunau, fort de3,400 hommes, stationnait aussi dans Me de Nogath. Les res-sources étaient donc très-suffisantes. Napoléon ordonna à l’unedes brigades du général Oudinot de se porter à Furstenwer-der, d’y jeter un pont, et de se tenir prête à passer le brasla Yistule qui sépare Me de Nogath du Nehrung. (Voir lacarte n° 38.) La cavalerie étant répandue surtout dans les pâ-turages de la basse Vistule, aux environs d’Elbing, il ordonnaau général Beaumont de prendre un millier de dragons, deSe porter à Furstenwerder, de laisser filer le corps ennemi< M cheminait sur le Nehrung, de le couper lorsqu’il auraitdépassé Furstenwerder, et de lui faire le plus de prisonniersWil pourrait. Enfin il enjoignit au maréchal Lannes de mar-cher avec les grenadiers Oudinot sur Dantzig, de n’y point^liguer ses troupes en les employant aux travaux de siège,
^•ds de les tenir en réserve pour les précipiter sur les Russes,