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LIVRE XXVII.

Mai 1807.

Un eorpsd'infanterierusse estembarque' àPillau, etenvo.vé parmer a Weîcli-selmünde.

Inquiétudesdu maréchalLefebvre enapprenant latentativedes Kussespour secourirDantzig.

Nehrung, et cheminer sur cet étroit banc de sable, pendantles vingt lieues qui séparent Pillau de Dantzig. Huit mille hom-mes , pour la plupart Russes, furent embarqués à Pillau surdes bâtiments de transport, et escortés par des vaisseaux deguerre anglais jusqu’au fort de Weichselmünde. Us étaientsous les ordres du général Kamenski, le fils de ce vieux géné-ral, qui avait un instant commandé l’armée russe, au débutde la campagne d’hiver. Arrivés le 12 mai à l’embouchure delaVistule, ils furent débarqués sur les jetées extérieures, sousla protection du canon de Weichselmünde. Pendant ce mêmetemps, des démonstrations avaient lieu contre tous nos quar-tiers d’hiver. On simulait devant Masséna un passage du Bug,comme si on avait voulu agir à l’autre extrémité du théâtrede la guerre. On faisait circuler beaucoup de patrouilles enface de nos cantonnements de la Passarge. Enfin le corps des-tiné à parcourir le Nehrung, se portait rapidement sur lespostes détachés que nous avions à l’extrémité de ce banc desable, et les obligeait à se replier.

Le rassemblement à Pillau des deux corps qui devaient,par des voies diverses, aller au secours de Dantzig, avait étésignalé. Des bruits sortis de la place assiégée avaient confirméles nouvelles de Pillau, et c’était assez pour jeter le maréchalLefebvre dans les plus vives anxiétés. Il s’était hâté, sansmême recourir à l’Empereur, d’appeler à lui le général Oudi-not, qui se trouvait dans l’ile de Nogath avec la division desgrenadiers, laquelle devait faire partie du corps de réservedestiné au maréchal Lannes. 11 avait en même temps écrit detous côtés, pour demander du secours aux chefs de troupesplacés dans son voisinage.

Mais Napoléon, à qui vingt-quatre heures suffisaient pourexpédier un courrier de Finkenstein à Dantzig, avait d’avancepourvu à tout. Il réprimanda le maréchal Lefebvre, du resteavec douceur, pour cette manière d’agir. Il le rassura parnouvelle de prompts secours, lesquels préparés de longue