FRIEDLAND ET TILSIX.
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de Paris, un bataillon saxon, une partie du 19 e de chasseurs, iso'-et quelques Polonais à cheval sous le capitaine Sokolniki,qu’on a déjà vu se distinguer à ce siège. Le général Gardannese tenait en arrière avec le reste de ses forces, soit pour venirau secours des troupes qui défendaient les retranchements,soit pour parer à une sortie de la place. Le maréchal Lefebvre,en apercevant des hauteurs du Zigankenberg le mouvementdes Russes, lui avait envoyé, dès le matin, un bataillon du'2 e léger. Un peu après, le maréchal Lannes était parti lui-otéme avec quatre bataillons de la division d’Oudinot, eta vait cheminé sur les digues qui traversaient le pays plat si-tué à notre droite, le génie n’ayant pas encore pu établir unpont vers notre gauche, pour communiquer directement avecle camp du Nehrung par la basse Vistule.
Les Russes s’avancèrent en trois colonnes, l’une dirigée lelong de la Vistule en face de nos redoutes, la seconde contrele bois et les abattis qui en garantissaient l’accès, la troisièmecomposée de cavalerie et destinée à longer la mer. Une qua-trième était restée en réserve, pour porter secours à celle destrois qui faiblirait. Les corvettes anglaises arrivées en mêmetemps, devaient pour leur part remonter la Vistule, détruireles ponts dont on supposait l’existence, prendre nos ouvragesa revers, et seconder le mouvement des Russes par le feu depièces de gros calibre. Mais le vent ne favorisa pas cettedisposition, et les corvettes demeurèrent forcément à l’em-bouchure de la Vistule.
Les colonnes russes marchèrent avec vigueur à l’attaque deUos Positions. Nos soldats placés derrière des retranchementsen terre, les attendirent avec sang-froid, et les fusillèrent det r ès-p r £ s p es R usses n ’ en furent pas ébranlés, s’approchèrentjusqu’au pied des redoutes, mais ne purent les franchir. Ac baqu e tentative repoussée, nos soldats sautaient par dessus* es retranchements, et poursuivaient les Russes à la baïon-ne lte. La colonne qui s’était dirigée sur les abattis, ayant un