426
LIVRK XXVIt.
Mai i£07. obstacle moins solide à vaincre, essaya de pénétrer dans lebois, et de s’y établir. Elle fut arrêtée comme la première,mais elle revint à la charge, et engagea une suite de combatscorps à corps avec nos troupes. La lutte sur ce point fut longueet opiniâtre. La colonne de cavalerie chargée de longer la mer,resta en observation devant nos détachements de cavalerie,sans faire aucun mouvement sérieux. L’action durait depuisplusieurs heures, et nos troupes employées à la défense desouvrages, ne comptant pas plus de 2,000 hommes, en face de7 à 8 mille, car le général Gardanne était obligé de veilleravec le reste sur les débouchés de la place, nos troupes étaientépuisées, et auraient fini par succomber sous ces attaques réi-térées, si un bataillon de la garde de Paris, envoyé parlegénéral Gardanne, et le bataillon du 12 e léger parti du quar-tier-général, ne leur eussent apporté un secours décisif. Cesbraves bataillons dirigés par le général Schramm se jetèrentsur les Russes, et les repoussèrent. Tout le monde, ranimépar cet exemple, s’élança sur eux, et on les ramena jusqu’auxglacis du fort de Weichselmünde.
Cependant le général Kamenski avait ordre de faire les plu 3grands efforts pour secourir Dantzig. Il ne voulut donc pas serenfermer dans le fort, sans avoir essayé une dernière tenta-tive. 11 joignit aux troupes qui venaient de combattre, la ré-serve qui n’avait pas encore donné, et s’avança de nouveausur nos retranchements, si vivement, si infructueusement at-taqués. Mais il était trop tard. Le maréchal Lannes et le géné-ral Oudinot avaient amené au général Schramm le renfort dequatre bataillons de grenadiers. Il leur suffit d’un seul de cesquatre bataillons pour mettre fin au combat. Le général Ou-dinot à la tête de ce bataillon, ralliant autour de lui la massede nos troupes, puis les ramenant en avant, culbuta les Russes,et encore une fois les poussa la baïonnette dans les reinsjusque sur les glacis du fort de Weichselmünde, où il les con-