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LIVRE XXVII.
Mai 1807. bordions la Passarge dans sa longueur, qui est d’une vingtainede lieues, depuis Hohenstein jusqu’à Braunsberg. Les Bussesau contraire, pour nous faire face, étaient concentrés sur lecours supérieur de l’Aile, près d’IIeilsberg.
Le maréchal Ney, établi au sommet de cet angle peu régu-lier, comme tous ceux que trace la nature, tenait à la foisl'Aile et la Passarge, par Guttstadt et par Deppen, avec uncorps de 25 mille hommes, fournissant 17 mille combattants,troupe incomparable, et digne de son chef. A la même hauteur,mais un peu en arrière, le maréchal Davout était comme lemaréchal Ney, entre l’Aile et la Passarge, entre Allenstein etHohenstein, flanquant le maréchal Ney, et empêchant qu’onne tournât l’armée, et qu’on ne vint par Osterode s’ouvrirune issue vers la Yistule. Son corps, modèle de discipline etde tenue, fait à l’image de celui qui le commandait, pouvait,sur 40 mille hommes, en mettre 30 mille en bataille. C’étaitcelui des maréchaux dont les troupes présentaient toujours leplus d’hommes propres à combattre, grâce à sa vigilance et àsa vigueur. Le maréchal Soult, placé à la gauche du maréchalNey, gardait à Liebstadt le milieu du cours de la Passarge,ayant des postes retranchés aux ponts de Pittelmen et de Lo-mitten. 11 avait 43 mille hommes à l’effectif, et 30 à 31 milleprésents sous les armes. Le maréchal Bernadotte défendait lubasse Passarge, de Spanden à Braunsberg, avec 36 mille hom-mes , dont 24 mille prêts à marcher. La belle division Dupontoccupait Braunsberg et les bords de la mer, ou Frische-llall-
Entre la Passarge et la Yistule, enfin, dans une région se-mée de lacs et de marécages, se trouvait le quartier-généralde Finkenstein, où Napoléon campait au milieu de sa garde,forte de 8 à 9 mille combattants sur un effectif de 12 miH chommes. Un peu plus en arrière et à gauche, dans les plainesd’Elbing, était répandue la cavalerie de Murat, comprenanttoute la cavalerie de l’armée, sauf les hussards et chasseur»
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laissés à chaque corps, comme moyen de se garder. b ul 0