FRIEDLAND ET TILS1T.
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nant-général Saken, eussent agi ensemble, si la garde impé-riale se fût jointe à elles, il est difficile qu’en présence desoixante mille hommes réunis, il n’eût pas essuyé un terribleéchec. Il avait perdu 12 ou 1,500 hommes en morts ou bles-sés, mais il avait abattu plus de trois mille Russes. A troisheures de l’après-midi l’ennemi s’arrêta lui-même, sans aucunmotif, comme il arrive, quand une pensée ferme et consé-quente ne dirige pas les mouvements des grandes masses.
Dans la même journée l’IIetman Platow avait passé l’Aileà Bergfried, et inondé de ses cosaques le pays marécageux ethoisé qui séparait la grande armée des postes du maréchal^asséna. Mais il n’était nullement probable qu’il osât aborderles trente mille hommes du maréchal Davout. Celui-ci enten-dant retentir au loin le bruit du canon, se hâta de réunir sestroupes entre l’Aile et la Passarge, et prit la route d’Alt-Ram-ten, qui lui permettait de secourir le maréchal Ney, tout en serapprochant d’Osterode. Par une heureuse ruse de guerre, ilenvoya dans la direction de l’ennemi l’un de ses officiers, demanière à le faire prendre avec des dépêches qui annonçaientsa prochaine arrivée à la tête de cinquante mille hommes,pour soutenir le maréchal Ney. Du côté opposé, sur la gauchedu corps de Ney, les attaques projetées contre les maréchauxSoult et Bernadotte s’effectuèrent, conformément au plan con-v enu. Le lieutenant-général Doclorow, marchant avec deuxdisions par Wormditt, Olbersdorf, sur les tètes de pont queBardait le maréchal Soult, rencontra en avant de la Passargenombreux abatis, et derrière ces abatis de braves tirail-
e n ma ît re chaque position; tout cela prouva le talent du capitaine^ Ul commandait les Français , et l’habitude de la guerre portée chez eux à
* Perfection, aussi bien que l’auraient pu faire les plus belles dispositions et
* P* Us savante exécution d’une opération offensive. Pour attaquer avec suc-* es > comme pour opposer une résistance régulière dans une retraite, il faut
rares qualités, il faut des vertus difficiles à pratiquer , et pourtant il estec essaire que tout cela soit réuni dans le même personnage pou. former le
grand capitaine.»
Juin
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