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LIVRE XXVII.

Juin 1807. retranchements. Pendant ce temps, les attaques dirigées surWolfsdorf à gauche, sur Guttstadt à droite, et plus à droiteencore sur Bergfried, s’exécutaient avec vigueur, mais heu-reusement sans aucun ensemble, et de façon à laisser au ma-F dif mare'diai 0 réchal Ney le temps d’opérer sa retraite. Accouru à la tête deprésence"de ses troupes, il s’aperçut que l’effort principal de l’armée russeî armée russe. ge concenlra i t sur ] u j ; e t q Ue c ’était le cas de prendre la route

deDeppen, assignée comme ligne de retraite par la prévoyancede Napoléon. Il avait l’une de ses divisions en avant de Gutt-stadt , à Krossen, l’autre en arrière, à Glottau. 11 les réunit,en se donnant toutefois le temps de recueillir son artillerie,ses bagages, ses postes détachés dans les bois, qu’il ramenatous, sauf deux ou trois cents hommes laissés à l’extrémité laplus avancée de la forêt d’Amt-Guttstadt. Il suivit la route deGuttstadt à Deppen, par Quetz et Ankendorf, traversant len-tement le petit espace compris entre l’Aile et la Passarge, s’ar-rêtant avec un rare sang-froid pour faire ses feux de deuxrangs, quelquefois chargeant à la baïonnette l’infanterie q ulle pressait de trop près, ou se formant en carré, et fusillantà bout portant l’innombrable cavalerie russe, inspirant enfinaux ennemis une admiration qu’ils exprimèrent eux-rnêm® squelques jours après 1 . Il ne voulut pas céder tout entier l’es-pace de quatre à cinq lieues, qui sépare en cet endroit l’AH eheureuse du de la Passarge, et il fit halte à Ankendorf. 11 avait eu affaire àà Ankendorf. 15 mille hommes d’infanterie, à 15 mille hommes de cavale-rie , et si les deux colonnes du prince Bagration et du lieute-

1 Voici comment le narrateur Plotho a raconté la [retraite du maréchalNey à Deppen :

«Les Français, ïnaitres passés dans l'art de la guerre, résolurent en cejour ce problème si difficile, d'entreprendre, sous les yeux d'un ennemi debeaucoup plus fort et pressant vivement, une retraite devenue indispensable»et de la rendre le moins préjudiciable possible. Ils s’en tirèrent avec le P lasgrand savoir-faire. Le calme et l'ordre, et en même temps la rapidité <J«’ a P'porta le corps de Ney à se rassembler au signal de trois coups de canon ; esang-froid et la circonspection attentive qu’il mit à exécuter sa retraite, P endant laquelle il opposa une résistance renouvelée à chaque pas, et sut tirer